Le Collectif Bonneau-Knight raconte l’Histoire d’un fil

Le Collectif Bonneau-Knight raconte l’Histoire d’un fil

Les deux artistes se sont mises à l'œuvre, nouant le fil au fuseau.

Crédit photo : www.lanouvelle.net

Le Collectif Bonneau-Knight (Isabelle et Emily) raconte, à sa façon et jusqu’au 7 juillet, «Histoire d’un fil», à la bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot de Victoriaville.

Le projet artistique prend naissance d’une robe confiée par une femme au collectif. Isabelle et Emily ont alors voulu raconter la mémoire de l’objet, le déconstruisant et le ramenant à son origine : un fil.

«La robe est remplie de symbolique», ont-elles expliqué. En effet, elle représente la femme, la vie, le corps, l’histoire, etc. Et dans sa confection, autant que dans le textile utilisé, il y a du travail, souvent réalisé également par les femmes. Autant d’étapes, du fil à la robe, qui nécessitent un savoir, une gestuelle, transmise de génération en génération. Dans toutes les étapes, des liens se tissent, autant au sens strict qu’au sens figuré et les deux artistes ne manquent pas d’utiliser un vocabulaire textile, sans même s’en apercevoir.

Leur recherche s’inscrit toujours autour de trois axes distincts : le corps, le temps et le lieu. Elles travaillent en collaboration et, pour cette exposition, invitent même les visiteurs à contribuer.

En effet, ils sont invités, à la fin de leur visite, à s’asseoir à une table et prendre un bout de fil de soie jaune (provenant de la robe), le nouer à celui sur le fuseau et l’enrouler. Ce faisant, ils reprennent les mouvements réalisés pour la confection de la robe et deviennent partie prenante du projet.

Ils découvriront aussi à l’entrée une projection vidéo montrant les gestes répétitifs nécessaires à la création. C’est la première fois que le collectif expose ce mode d’expression. «Nous l’avons exploité dans notre travail, mais pas montré», ajoutent-elles.

Puis, sur deux tables, représentant celles d’un atelier de couture, sont posés des gravures et des photos, rappelant les différentes étapes de «déconstruction» de la robe. Mais on peut aussi y voir sa construction, tout dépendant de l’œil qu’on y pose.

Un peu à l’écart, éclairé et suspendu, un autre fuseau, de fil vert (toujours issu de la robe) cette fois. On peut visiter l’exposition pendant les heures d’ouverture de la bibliothèque.

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