La stabilité, une priorité pour Matthew Lombardi

La stabilité, une priorité pour Matthew Lombardi

Matthew Lombardi

Crédit photo : Denis Morin

Depuis qu’il a mis fin à sa carrière de hockeyeur professionnel en 2015-2016, Matthew Lombardi est revenu s’installer à Hudson, une ville en banlieue de Montréal, dans le but de donner une stabilité à sa petite famille après de nombreux changements d’adresse.

«J’ai deux filles qui prennent beaucoup de mon temps. Je m’implique beaucoup avec ma famille. Je travaille également dans diverses choses, dont des trucs d’entrepreneuriat, mais il n’y a rien que je fais à temps plein. J’ai donc un horaire flexible», a raconté celui qui a joué 536 parties dans la Ligue nationale de hockey. Devenu actionnaire des Tigres de Victoriaville en 2009, Lombardi a maintenant le loisir d’avoir un peu plus de temps à consacrer à l’équipe qui l’a vu grandir pendant ses quatre années dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Désireux de redonner à la concession victoriavilloise, le Montréalais d’origine n’a pas hésité à accepter l’invitation de l’entraîneur-chef Louis Robitaille, lorsque celui-ci a pris la barre de l’équipe en 2016, afin de venir donner un petit coup de main à l’entraînement lorsque le temps le lui permet. «J’ai toujours apprécié ce que j’ai reçu alors que j’étais à Victoriaville. J’y ai passé quatre années à un moment important de ma vie. Quand j’ai pris ma retraite, j’ai manifesté le désir de m’impliquer plus. Lorsque Louis m’a demandé si je voulais aider, ça m’a fait grand plaisir. Je ne suis pas toujours présent puisque je n’habite pas à Victoriaville, mais je fais mon possible.»

Bien qu’il ait un énorme respect pour les innombrables heures de travail qu’accomplissent les entraîneurs et les directeurs généraux pour le bien de leur équipe, Lombardi sait cependant que ce n’était pas quelque chose pour lui. Son rôle d’entraîneur occasionnel lui sied donc à merveille. «Ce que j’aime dans mon rôle, c’est que je suis passé par là puisque j’ai joué dans le junior majeur pendant quatre ans. Ce qui m’attire, c’est de travailler avec ce groupe d’âge. C’est une phase de la vie qui peut changer leur avenir. Je suis donc là pour supporter Louis (Robitaille), Carl (Mallette) et Maxime (Desruisseaux) quand je peux. Je m’amuse avec les joueurs et c’est bon de voir leur progression.»

Lorsque questionné à savoir s’il envisage un jour s’impliquer davantage dans le monde du hockey, Lombardi concède que sa situation actuelle lui convient parfaitement. «Ma famille est maintenant installée à l’ouest de Montréal et nous y sommes bien. Il y a beaucoup d’incertitude dans le monde du hockey et ça peut t’amener partout. Il y a beaucoup de positif, mais la stabilité n’est pas toujours là. J’ai plutôt choisi de m’éloigner de ça. J’ai vécu une carrière où j’ai dû déménager beaucoup. Nous avons maintenant une stabilité que nous apprécions», a fait valoir celui qui a remporté la coupe du Président en 2002.

Au cours de sa carrière professionnelle, qui s’est déroulée entre 2002 et 2016, il a porté notamment porté les couleurs des Flames de Calgary, des Coyotes de l’Arizona, des Predators de Nashville, des Maple Leafs de Toronto et des Ducks d’Anaheim dans la LNH. Il a également disputé les trois dernières saisons de sa carrière professionnelle avec le HC de Genève-Servette dans la Ligue nationale A en Suisse. Parmi les faits marquants de sa carrière, Lombardi a notamment remporté le Championnat du monde de hockey avec le Canada en 2007.

Le sens des affaires chez les Lombardi

Issu d’une famille qui a le sens des affaires (son père est à la tête d’une compagnie de construction commerciale montréalaise), Lombardi s’est notamment lancé dans l’univers de la restauration. Il y a quelque temps, il est devenu actionnaire de la chaîne américaine M4 Burritos. Il existe aujourd’hui trois restaurants avec cette enseigne à Montréal. «Mon père est un ingénieur à la base et ça fait maintenant plus d’une quarantaine d’années qu’il est dans le domaine de la construction. Je ne sais pas si je suis doué dans ce domaine, mais je tente de m’impliquer dans différentes choses», a exprimé l’homme d’affaires de 36 ans.

L’ancienne vedette des Tigres travaille également à la création d’un programme de hockey scolaire dans son coin.

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