La magnétothèque passe au numérique

La magnétothèque passe au numérique

Un des enregistreurs numériques acquis pour faciliter le travail des bénévoles, les clés USB utilisées pour supporter les documents et un appareil Victor Reader Stratus.

Crédit photo : lanouvelle.net

La magnétothèque du Carrefour d’entraide bénévole entre officiellement dans l’ère du numérique, après quelques années de travaux. En disant adieu aux cassettes, on change aussi l’appellation du service, désormais nommé audiothèque de Victoriaville.

Depuis 1990, la magnétothèque des Bois-Francs a produit plus de 2000 documents audio pour les non-voyants. La bibliothèque ainsi créée contient des romans, biographies, journaux locaux, périodiques, etc. Or, force a été de constater pour la responsable du service, Lyne Bellerose, que les lecteurs de cassette se faisaient de plus en plus rares.

En 2015, plusieurs partenaires ont été sollicités, dont la Ville de Victoriaville et le Club Lions, afin d’assurer la pérennité du service. En outre, après des recherches menées auprès de différentes ressources communautaires de la région et de nombreux essais des usagers, le choix d’un lecteur de livres multimédias audio, avec port USB, s’est imposé. Une vingtaine de lecteurs Victor Reader Stratus ont été acquis par l’organisme, de même que des enregistreurs. Le logiciel OBI permet le transfert de données vers les clés USB, mises ensuite à la disposition des usagers.

Mme Bellerose explique que les disques compacts s’avèrent trop délicats pour ce qu’on désirait en faire. Aussi, une clé USB ne roule pas loin de soi si on l’échappe.

Prêter ses yeux

Les utilisateurs de l’audiothèque peuvent souffrir d’une déficience visuelle ou physique, qui les empêche de voir ou de saisir un livre. Des nouveaux arrivants se servent aussi des textes audio pour apprendre la langue de Molière, rehaussée d’accents victoriavillois. «Pas besoin de papier du médecin pour faire la demande d’un document audio», a assuré Mme Bellerose.

«La magnétothèque se veut un outil d’information, de formation et de divertissement. Il donne la chance à des personnes ne pouvant pas lire de faire partie intégrante de la société, en restant à l’affût de l’actualité locale et artistique, par exemple», a fait valoir Isabelle Verville, directrice du Carrefour d’entraide.

Les lectures de journaux et de périodiques sont l’œuvre d’une poignée de bénévoles qui prêtent, en quelque sorte, leurs yeux à ceux qui en ont besoin. Puisqu’on souhaite, grâce aux nouveaux matériels, élargir la clientèle, des volontaires supplémentaires seraient bienvenus, que ce soit pour la lecture, la technique en transfert de données ou pour la livraison.

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