Début du procès de Charles Thivierge 

Début du procès de Charles Thivierge 
Palais de justice de Thetford Mines (Photo : Courrier Frontenac - Jean-Hugo Savard)

Le procès de Charles Thivierge s’est amorcé, le lundi 17 octobre, au palais de justice de Thetford Mines. L’homme de 41 ans est accusé de différents crimes à caractère sexuel.

Celui qui était enseignant à la polyvalente de Black Lake au moment de son arrestation avait été accusé une première fois, le 23 mars 2021, de leurre (3 chefs), de contacts sexuels (2 chefs), d’agression sexuelle (3 chefs) et d’exploitation sexuelle (1 chef). Les faits qui lui sont reprochés se seraient produits aux États-Unis et à Thetford Mines entre 2012 et 2013 à l’endroit d’une présumée victime d’âge mineur.

Une accusation de leurre contre une autre présumée victime âgée de moins de 18 ans à l’époque s’était ajoutée en juillet 2021. Les faits qui lui sont reprochés dans ce dossier seraient survenus entre 2002 et 2003 à Thetford Mines.

C’est cette dernière qui est venue témoigner lundi. Ses premières conversations avec Charles Thivierge remontent à l’été 2002. Ils s’étaient alors rencontrés dans le cadre de son travail étudiant et avaient commencé à discuter de « tout et de rien » via les logiciels de messagerie instantanée mIRC et ICQ et parfois au téléphone.

Durant l’année scolaire, l’accusé, qui était alors étudiant en enseignement à l’université, a effectué un stage dans sa classe. Elle a dit avoir été surprise de constater qu’il continuait de clavarder avec elle presque tous les soirs et que, durant la journée, il agissait comme s’il ne la connaissait pas. Elle a raconté que les conversations que Charles Thivierge amorçait devenaient de plus en plus malaisantes pour elle. Il lui parlait de sa relation avec sa conjointe de l’époque, de détails sur sa vie sexuelle et lui posait des questions sur sa sexualité à elle. 

Selon la présumée victime, l’accusé lui faisait aussi des commentaires flatteurs sur son habillement de la journée. Elle a indiqué que, pendant cette période, elle ne comprenait pas que ce type de discussion avec une élève était inadéquat, précisant que cette attention la faisait se sentir « comme une femme » et « spéciale ». Le clavardage s’est poursuivi jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Elle a soutenu qu’il lui avait demandé de ne parler à personne de leurs discussions puisque cela n’aurait pas été « bien vu comme professeur » et qu’il ne « voulait pas avoir l’air d’avoir un chouchou ». Elle s’était néanmoins confiée à sa meilleure amie qui est venue témoigner lundi après-midi que la présumée victime lui avait exprimé à l’époque son malaise quant à certaines conservations initiées par l’accusé. 

Elle a dit avoir contacté Info-Crime après avoir lu un article au sujet de l’arrestation de l’accusé, réalisant que ce qu’elle avait elle-même vécu « n’était pas correct ». Elle a affirmé s’être sentie « énormément coupable » envers la victime.

En contre-interrogatoire, elle a confirmé ne pas avoir exprimé son malaise à l’accusé entourant les conversations à propos de sexualité, qu’il n’avait jamais été approprié physiquement avec elle et qu’il ne lui avait jamais demandé de photo.

Des techniciens de la Sûreté du Québec ont également été appelés à témoigner lors de cette première journée. Le procès se poursuit aujourd’hui (mardi).

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