«Je suis le changement»

«Je suis le changement»

Marc Parent habite Saint-Rémi-de-Tingwick depuis 2014.

Marc Parent n’y va par quatre chemins pour résumer sa motivation à briguer la mairie de Saint-Rémi-de-Tingwick. «Je suis le changement», dit-il.

Il admet que, jusqu’à tout récemment, il devait plutôt solliciter un poste de conseiller, misant sur la candidature de Karine Darveau à la mairie.

«Je l’avais approchée, lui disant que je la verrais très bien dans cette fonction. Elle était, selon moi, la personne idéale.» C’est le désistement de la jeune femme qui a incité M. Parent à tenter la mairie.

Le candidat semi-retraité de 59 ans estime que la Municipalité «piétine» et qu’elle a besoin de «sang nouveau». Il vit à Saint-Rémi depuis 2014, ayant choisi ce coin de pays afin de répondre aux attentes de sa conjointe et du fils de celle-ci.

Il dit se distinguer de son adversaire (Mario Nolin) en ce qu’il n’a aucun autre intérêt à devenir maire que celui de servir les citoyens, de faire grandir la Municipalité.

Il croit que, cette fois, ses chances de l’emporter sont meilleures. Il avait en effet sollicité un poste de conseiller à l’occasion d’élections partielles en 2016. C’est que, depuis, raconte-t-il, il a mené toute une campagne de porte-à-porte pour faire signer une pétition réclamant de la Municipalité qu’elle organise une séance de consultation publique sur le projet de dôme. «J’ai reçu trois mises en demeure pour cela et on me tient responsable de l’échec du projet alors que je ne souhaitais qu’une séance publique.»

Au-delà des 243 signatures qu’il avait recueillies, il dit avoir pris le pouls de l’«insatisfaction» des citoyens de Saint-Rémi. Les notes qu’il a prises lors de sa tournée, la mobilisation qu’il a suscitée lors de la séance du conseil du 6 juin lui ont «donné du gaz». «Il est facile de chialer; quelques-uns ont des solutions, très peu mettent l’épaule à la roue.»

Les changements à apporter s’il est élu à la mairie concernent, entre autres l’atmosphère des réunions du conseil municipal où la démocratie et la transparence sont absentes, selon lui. «Quand on ne comprend rien de ce qui se passe, ça décourage les citoyens de vouloir assister aux réunions.» Le silence des conseillers semble de rigueur, dit-il. Seule la conseillère Sylvie Parenteau s’est exprimée. «Ce qui lui a valu des paroles dures d’un collègue», dit encore M. Parent, regrettant le désistement de Mme Parenteau.

Originaire de Wickham, M. Parent arrivait de Bécancour avant de s’installer à Saint-Rémi. Il y exploitait une production ovine et un commerce d’articles de bureau.

Comme il accepte des contrats ponctuels de consultation pour des entreprises, il dit pouvoir prendre du temps pour la mairie de Saint-Rémi. Le dossier de l’eau aux Trois-Lacs et la recherche de solutions au manque de terrains résidentiels et commerciaux font aussi partie de ses préoccupations.

Il souhaite que les électeurs soient nombreux à voter le 5 novembre, trouvant d’ailleurs dommage que quatre conseillers aient été élus sans opposition. «Il y a de bons poulains prêts à courir. Aux citoyens de faire leur devoir… qui n’est pas trop exigeant.»