Usine d’eau à Warwick : Québec consent près de 15 M $
Le député de Drummond-Bois-Francs, Sébastien Schneeberger, a confirmé, au nom de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, une aide financière de quelque 14 668 000 $ à la Ville de Warwick pour la construction d’une nouvelle usine d’eau potable.
La contribution provient du Programme d’infrastructures municipales d’eau (PRIMEAU). “On sait très bien qu’il y a énormément de besoins partout au Québec en réaménagement, pour refaire des aqueducs et comme ici, refaire une nouvelle usine pour se soumettre aux nouvelles réglementations de l’eau potable. Il me fait très plaisir d’annoncer une aide de 14,6 M $ qui va contribuer au bien-être des citoyens concernant la qualité de l’eau. Les installations feront une réelle différence. Chapeau à tous ceux qui ont collaboré au projet. Et j’ai bien hâte de couper le ruban et de goûter à la nouvelle eau de Warwick”, a exprimé le député Schneeberger.
Le maire Diego Scalzo, heureux de cette bonne nouvelle, a indiqué que la nouvelle station allait enfin permettre de remédier à la présence de manganèse et à la dureté de l’eau, des défis et contraintes qui perdurent depuis plusieurs années.
“Je tiens à souligner le travail exceptionnel de l’équipe en place qui a porté ce dossier avec rigueur, persévérance et vision. C’est vraiment un travail d’équipe”, a souligné le premier magistrat, tout en remerciant l’apport du député Schneeberger et de son équipe.
“Il a toujours été présent quand on avait besoin de soutien, d’information et que ça aille plus vite. Tu as fait une grande différence dans ce projet”, lui a-t-il dit.
Pour sa part, le directeur général de la Ville de Warwick, Matthieu Levasseur, parle non seulement d’une journée historique puisque les balbutiements du projet remontent à 2013, mais aussi d’une “journée de fierté collective”. “Tout un travail d’équipe s’est fait, une équipe de rêve. Et merci à Sébastien (Schneeberger) et son équipe qui nous ont accompagnés de A à Z dans tout le processus, et ce, jusqu’à la toute fin.”
Pour la seule construction de l’usine, les investissements totalisent tout près de 18 M $ (17 996 000 $). C’est donc dire que l’aide gouvernementale représente un peu plus de 81% des coûts. “C’est énorme, c’est toute une aide, a exprimé Matthieu Levasseur. Sans ce soutien, il serait impossible de réaliser ce projet.”
En y ajoutant l’achat des équipements pour 4,6 M $ (filtres et membranes, notamment) et les frais de financement, le coût global du projet s’élève à 24,7 M $.
Pour compléter le montage financier, la Ville consacre au projet près de 3,4 M $ provenant de la taxe d’accise sur l’essence en plus de puiser dans son fonds d’eau potable. Il restera, a dit le directeur général, à réaliser un emprunt de 6,3 M $.
À sa séance de juillet, le conseil municipal warwickois accordera officiellement le contrat au plus bas des sept soumissionnaires intéressés au projet, à savoir Construction Deric de Québec.
“Déjà dans les prochains jours, on verra s’amener des roulottes de chantiers, de sorte que les travaux commenceront après les vacances de la construction et vont s’échelonner sur 78 semaines (un an et demi) en vue d’une mise en service en 2027”, a fait savoir Matthieu Levasseur.
