Un projet de film tourné dans la région

Les Victoriavillois Étienne Masse et Benjamin Lebrun de BR Productions, accompagnés du Plessisvillois Maël Bédard, tourneront un film dans la région au cours des prochaines semaines.

ntitulé « Murmures d’arbres », le film d’environ 90 minutes se veut une adaptation du livre écrit par Maël, « Forêt Noire », lancé à compte d’auteur il y a quelque temps. En entretien téléphonique, Étienne a expliqué que l’auteur était venu à leur rencontre afin de produire un film inspiré de l’intrigue. Enthousiasmés, les coréalisateurs ont décidé d’embarquer. « Nous avons déjà produit des projets d’envergure, mais là c’est un autre niveau », estime-t-il.

Peu importe, un script a déjà été élaboré et le tournage se prépare. Il aura lieu du 18 mai au 10 juin, à Plessisville ainsi qu’à Victoriaville et les environs et neuf comédiens de l’UDA (en plus de figurants) y participeront. L’équipe a déjà l’autorisation de tourner sur les terrains de la Ville de Plessisville et prendra des images également dans certains boisés de la municipalité ainsi que du côté de Victoriaville, pour certaines scènes. « Nous voulons développer le cinéma québécois à l’extérieur de Montréal », souhaite Étienne. En effet, avec sa boîte de production, il veut démontrer qu’il y a du talent hors de la métropole et que de grandes choses peuvent en résulter. 

Bien entendu, tout ce processus nécessite des investissements monétaires et le trio espère l’appui d’entreprises ou d’individus de la région à ce projet cinématographique. « Jusqu’à maintenant, nous payons tout de nos poches, mais les gens peuvent nous aider financièrement à réaliser ce projet de cinéma indépendant. C’est comme investir dans le cinéma québécois », insiste-t-il. Étienne indique même que pour les contributeurs, il serait possible de faire du placement de produits lors du tournage.

En synopsis, il explique : « Lorsque le patron de Julien vient le voir pour un nouvel article, sur la disparition de quatre jeunes, celui-ci s’empresse de sauter sur l’occasion. Se faire un nom en tant que journaliste était très difficile, il ne pouvait pas laisser passer une chance pareille. Lors de ses recherches, un détail lui fait comprendre que l’affaire sur laquelle il travaille n’est pas comme les autres. La forêt, où les quatre jeunes avaient disparu, est la même que celle où son père, un scientifique biologique, avait lui aussi été déclaré disparu cinq ans plus tôt. Sans perdre de temps, Julien prend ses affaires et s’aventure dans la forêt. Risquant sa carrière, il se doit de ne pas revenir les mains vides. Des réponses inattendues? Une arme biochimique? Dès lors qu’on met les pieds dans cette forêt, que devient la réalité? En qui peut-on avoir confiance? Et si Julien ne risque pas simplement sa carrière, mais bien sa vie? » Dans ce boisé, un labyrinthe de verdure, il tentera de trouver des réponses à ses multiples questions.

« C’est une enquête journalistique mêlée avec du suspense, de l’honneur et de la science-fiction », résume-t-il en ajoutant que le film nécessitera plusieurs effets spéciaux. Les gens qui souhaitent encourager les jeunes producteurs peuvent le faire en les contactant par courriel à gestion2023@bmeproduction.org. Le trio souhaiterait amasser 10 000 $ qui permettront de couvrir les frais, notamment en ce qui concerne le matériel et les cachets des artistes. Quant à la sortie du film, elle est prévue pour la fin de 2024.

Pour Étienne et Benjamin, il s’agira d’une belle occasion de faire connaître leur entreprise et leur talent et pour Maël, de donner une visibilité à l’histoire qu’il a créée de toute pièce.