Les Fêtes victoriennes : 25 ans dans le paysage d’Arthabaskaville

Cette année, les Fêtes victoriennes célèbrent 25 ans de vie. Un quart de siècle, déjà, que cet organisme, qui permet un retour à l’ère victorienne, règne dans le paysage d’Arthabaskaville (aujourd’hui Victoriaville). Retour sur l’histoire de ces fêtes qui soulignent aussi une page d’histoire.

C’est ainsi, en l’an 2000, qu’a eu lieu la première édition de ces fêtes qui visaient, au départ, à souligner le retour de sir Wilfrid Laurier à Arthabaskaville après avoir été anobli en 1897 par la reine Victoria. Une résidente de la rue Laurier à ce moment, Marie-Thérèse Verville (qui avait alors fait appel à Gaétan St-Arnaud pour monter une équipe), est l’initiatrice de cette aventure qui perdure encore.

Si au départ une grande section de la rue Laurier était fermée aux véhicules à moteur pendant l’événement (durant une journée), celui-ci s’est modulé au fil du temps, franchissant différents obstacles.

Il a fallu beaucoup de ténacité et de détermination à l’équipe au cours de ces 25 ans, les Fêtes victoriennes connaissant différents défis, financiers et autres. Cela a même amené, en 2015, à une pause d’une année, question de reprendre de l’élan pour continuer. Ensuite, pour les années 2016, 2017 et 2018, les Fêtes victoriennes se sont associées à Fromages, Bouffe et Traditions avant de reprendre leur autonomie en 2019. C’est également à ce moment que l’événement s’est contenté des jardins du Musée Laurier (lieu approprié s’il en est un), délaissant la rue du même nom. Puis en 2020, comme tout le monde se souvient, la pandémie a fait en sorte que seulement une lecture de fables de La Fontaine, offrant quant même un peu de culture en des temps tourmentés, a eu lieu.

Depuis, les Fêtes victoriennes reprennent de la vigueur et intéressent de plus en plus de visiteurs qui sont toujours heureux de revivre l’époque victorienne. D’ailleurs, l’organisation remarque que la participation augmente du côté des jeunes qui s’y intéressent de plus en plus. Tout cela grâce à une équipe déterminée à poursuivre cette aventure qui met en valeur le patrimoine.

Parlant de détermination, Jocelyne Lévis, présidente des Fêtes victoriennes depuis 2019, peut se targuer d’être de l’événement depuis les débuts. En effet, elle a occupé différents rôles et porté quelques titres, mais poursuit toujours son engagement. Cette année, pour le 25e, la présidente et son équipe ont déterminé qu’il fallait marquer le coup avec un thème digne de l’anniversaire. C’est ainsi qu’ils ont choisi l’Exposition universelle pour inspirer l’édition 2025. “C’était une année d’innovations, de découvertes”, explique-t-elle.

Les Fêtes victoriennes 2025

Les Fêtes auront ainsi lieu dans les jardins du Musée Laurier ou au mont Arthabaska en cas de pluie. Elles débuteront le vendredi 29 août avec la traditionnelle tournée des grands-ducs au centre-ville de Victoriaville. À ce moment, des gens costumés d’époque visiteront les restaurants afin d’inviter les clients à venir participer à la fête.

En soirée, une visite du cimetière Saint-Christophe-d’Arthabaska avec Nancy Shaink, où plusieurs notables d’Arthabaskaville ont trouvé leur lieu de dernier repos, est prévue. Il y aura également, lors de cette soirée, la présentation de contes “Parlure de boucane” avec Valérie Beauchamps et Marc-André Fortin, gagnants de plusieurs concours de menteurs. Le samedi 30 août, les gens pourront visiter l’église Saint-Christophe en compagnie d’André Verville et ainsi découvrir ce joyau du patrimoine dont plusieurs vitraux ont été payés à l’époque par, encore une fois, des notables du secteur. Une randonnée sur la rue Laurier est aussi au programme afin d’en connaître davantage sur l’histoire architecturale des maisons et ainsi découvrir ceux qui les ont habitées.

Il y aura également au cours de cette journée présentation de la petite menterie. D’ailleurs, les organisateurs sont encore à la recherche de petits menteurs âgés de 10 à 14 ans qui pourront à ce moment raconter une petite histoire inventée d’environ trois minutes et qui se déroule à l’époque victorienne (entre 1837 et 1901). Le samedi se termine avec une soirée de danse trad avec Ghislain Jutras et ses musiciens (Nicolas Babineau, Jean Duval, Jordan Bélanger et Miguel Sarasin). Les danses “callées” seront expliquées au fur et à mesure, au son de la musique d’autrefois.

Pour la grande journée du dimanche (31 août), elle sera marquée par la présentation de deux pièces de théâtre écrites spécialement pour le 25e et qui abordent de grandes inventions. Le tout sera entrecoupé d’animation (grâce à Léa Bussières et une équipe de huit personnes), dès le déjeuner prévu à midi, jusqu’ à la fin de la journée.

On pourra ainsi assister à “La genèse de la téléfunie”, une comédie écrite et mise en scène par André Raymond et dans laquelle jouent Julie Ouellet, Florence Rivest, Léa Bussières, Colombe Luneau et l’auteur lui-même. On aura compris qu’il s’agit de l’invention de la téléphonie dont il est question. “Un nouveau mode de communication qui viendra simplifier la vie, mais aussi semer la bisbille surtout quand le pauvre Elphège compte sur la maladroite Gertrude pour opérer cette nouvelle machine”, annonce M. Raymond.

La seconde pièce, “Anatomie d’un scandale”, parle d’un sous-vêtement révolutionnaire, le maintien-gorge.  En effet, plus de corset grâce à ce nouveau venu dont l’inventrice, Herminie Cadolle, tente de faire la promotion. “Les avis sont partagés surtout quand Mgr Bruchési s’en mêle”, explique l’auteur François Roberge qui peut compter sur les comédiens Anie Roberge, Marcel Côté, Justine Kersuzan, Jean-Philippe Bouffard et Julie Houle pour incarner les différents personnages. Chaque pièce sera présentée à deux reprises au cours de l’après-midi.

Pour ces 25es Fêtes victoriennes, les gens sont invités à participer en se costumant. Pour ce faire, le Costumier victorien offre le service de location pour l’événement (et toute l’année), mais il faut réserver sa tenue. C’est ainsi que différents comités ont été mis sur pied afin d’assurer le succès de cette édition anniversaire. “Les Fêtes victoriennes, c’est 25 ans de création, d’interprétation d’histoire et de patrimoine”, insiste la présidente. Pour participer, un droit d’entrée d’un “Laurier”, soit 5 $, sera demandé pour certaines activités.

Afin de connaître les détails des trois journées, il suffit de visiter le site Internet du www.fetesvictoriennes.com ou communiquer par courriel à info@fetesvictoriennes.com ou par téléphone au 819 758-5535.

À noter qu’en plus des activités prévues, les visiteurs pourront visiter le Musée Laurier selon l’horaire habituel ou encore se rendre à l’École de rang Cinq-Chicots afin d’apprécier l’exposition historique “Le vêtement, reflet de son époque, de Victoria à Élisabeth II”.