FIMAV 41 : version écourtée dans une année de restructuration
Le prochain Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV) sera différent des précédents, proposant une version réduite dans une année de restructuration.
C’est ce qu’a indiqué le directeur général et artistique Scott Thomson en entrevue. Les amateurs de musique actuelle avaient déjà appris par l’infolettre de l’organisation que seulement deux concerts majeurs, dont les titres seront annoncés dans quelques semaines (dès la mise en place du nouveau site Web), sont au programme cette année pour l’événement qui annonce sa tenue du 12 au 18 mai.
S’ajouteront à ces deux spectacles, qui auront lieu le samedi soir au Carré 150 de Victoriaville, une projection de films expérimentaux et les Installations sonores au parc Sainte-Victoire. Mais il y aura aussi différents événements de médiation culturelle qui raviront autant les festivaliers que les citoyens de Victoriaville, comme l’annonce M. Thomson.
“Nous allons offrir un festival différent avec des choses impressionnantes. Je suis fier de la programmation”, indique-t-il. Cette transition se fait dans l’optique, comme il l’ajoute, de revenir en 2026 avec une version plus “traditionnelle” ou intégrale de l’événement musical.
Il explique cette décision, appuyée autant par le conseil d’administration que les bailleurs de fonds, par le personnel du FIMAV qui avait besoin de temps pour se refaire une santé. Et lorsqu’on lui demande s’il s’agissait de sa santé, M. Thomson répond par la négative, sans ajouter de détails. “Nous allons prendre ce temps pour respirer et voir les besoins dans un contexte qui change rapidement”, a-t-il fait savoir. Certains pourront dire que l’événement prend un pas de recul afin de mieux se projeter dans l’avenir.
“Les transitions sont difficiles”, confie celui qui est en poste depuis une année et demie maintenant. “J’ai hérité d’une structure qui servait bien l’administration précédente, mais qui convient moins à mon style et mon expérience”, précise-t-il. Ainsi, après avoir présenté le 40e en mai dernier, il souhaite modeler l’événement et son organisation à sa manière.
Pour cela, il travaille à évaluer les besoins du festival et trouver les bonnes personnes pour occuper les différents postes. Il peut actuellement compter sur Michel Fordin à la direction technique, François Zaïdan, directeur de production, Hugo Lapointe comme responsable des bénévoles et adjoint aux communications, Mia Guillemette pour les ressources humaines et les activités de médiation culturelle et Hugo Matte à la direction des communications. S’ajoutent à eux, bien entendu, le commissaire aux films expérimentaux Karl Lemieux et celui des Installations sonores, Érick d’Orion.
Pour le moment, avec l’édition 2025 en version réduite, tous les besoins semblent comblés du côté de l’équipe. Il faudra toutefois revoir le personnel nécessaire pour 2026. Scott Thomson demeure optimiste pour le futur du FIMAV en rappelant que ce dernier avait déjà, dans le passé, été interrompu trois années, soit en 1993, en 2009 et pendant la pandémie en 2020.
En attendant un retour à la “normale”, les amateurs de musique actuelle ou expérimentale n’ont pas à hésiter à venir à Victoriaville pour le FIMAV. Le directeur général et artistique est persuadé que les événements au programme, de grande qualité, sauront attirer des spectateurs tout en laissant de la place pour de la médiation culturelle.
