Culturisme : Annick Chrétien fait le saut chez les pros

Bien qu’elle n’ait que deux ans d’expérience en culturisme, Annick Chrétien fait déjà écarquiller bien des yeux en compétition. Elle s’est récemment illustrée à Montréal, décrochant sa carte d’accès chez les pros. Son prochain rendez-vous aura lieu à Toronto, le 9 août.

«J’ai découvert le culturisme il y a deux ans, environ, lance-t-elle d’emblée. J’ai toujours été une sportive et je me suis entraînée toute ma vie. J’ai vu passer une compétition sur Facebook et je me suis tout de suite dit que j’allais essayer ça. Dans le mois suivant, je me trouvais un coach.»

«Ce n’est pas si facile comme discipline, témoigne-t-elle. Le plus gros défi, c’est qu’il faut être fort mentalement. Tu ne peux pas te permettre de tricher, même moi qui cuisine beaucoup en étant mère de deux garçons. Il faut aimer s’entraîner et, surtout, s’implanter une bonne routine. On parle de cinq entraînements par semaine, musculaire et cardio. Je me lève à 5 h pour faire une heure d’entraînement cardio. Après avoir préparé les lunchs, je vais au gym et ensuite au travail. On garde cette routine à l’année et ça s’intensifie pendant un bon vingt semaines avant une compétition.»

Nul doute que sa première expérience fut un succès puisqu’elle vient de conclure une quatrième compétition déjà, le mois dernier, où elle a déniché sa carte d’entrée chez les pros.

«J’ai gagné ma dernière compétition à Montréal contre toutes les filles présentes, raconte-t-elle. L’an dernier, j’avais fini en première place Novice (19 à 39 ans). Cette année, je ne pouvais pas m’inscrire Novice et je ne pouvais pas m’inscrire Maître (40 ans et plus), alors je me suis battue overall, contre toutes les filles.»

«Ça s’est bien passé et ça m’a donné ma carte d’accès chez les pros. L’an dernier, j’avais pris le deuxième rang total, alors je l’avais encore sur le cœur. J’ai eu un hiver difficile au niveau de ma santé, donc je m’étais mise au défi d’aller chercher ma carte Pro afin de prouver à mes gars que j’allais me relever.»

Tel que mentionné précédemment, elle a rendez-vous à Toronto, en août. Son objectif est clair, soit celui de réaliser la meilleure performance possible.

«J’ai décidé d’aller à Toronto parce que c’est une belle compétition et je voulais aller voir le calibre qui va être un peu plus fort, ajoute-t-elle. Je n’ai aucune idée à quoi m’attendre, mais je vise le top 3.»

«C’est all in ou rien d’autre. On s’en va là pour gagner. J’essaye toujours de choisir de belles compétitions naturelles, où les gens n’utilisent pas de produits. Je le demande toujours à mon coach avant parce que je prône moi-même le naturel et je ne mettrai jamais ma santé en danger, ne serait-ce que pour mes enfants», conclut-elle.