Contaminants souterrains : une aile de la résidence Chartwell Notre-Dame devra être démolie

La présence de contaminants dans le sol d’une partie du terrain abritant la résidence Chartwell Notre-Dame, située au 222, rue Notre-Dame Ouest à Victoriaville, forcera les propriétaires à démolir une aile, soit la phase 2 du complexe qui héberge actuellement un total de 170 personnes.

Cela fait en sorte qu’une trentaine de personnes, résidant dans l’aile en question, devront être relocalisées au cours des prochains mois. En entretien téléphonique, le directeur principal des opérations de Chartwell, Sébastien Chartier, a expliqué que ce sont des travaux, effectués en 2019, qui ont mené à la découverte des contaminants sous-terrain. « En creusant, on a découvert un sol souillé », a-t-il indiqué. Des analyses ont été réalisées par des firmes spécialisées et ont permis de découvrir qu’il s’agissait de produits pétroliers et ses dérivés. Toutefois, impossible de savoir d’où provient cette contamination.

À partir de là, les propriétaires ont tenté différentes approches et techniques pour régler la situation, ce qui n’a pas été concluant. Ils ont donc dû en venir à la décision de démolir la deuxième phase, qui abrite actuellement l’unité de soins pour les personnes en perte d’autonomie, construite en 1996, et ce afin de procéder à la décontamination du sol.

M. Chartier était justement à la résidence de Victoriaville, mercredi, accompagné d’une équipe d’une vingtaine de personnes afin d’informer les familles et les résidents concernés par l’inévitable décision. « Nous allons les accompagner dans tout le processus », a-t-il insisté. Du personnel du CIUSSS MCQ était aussi sur place afin d’apporter son aide et son appui.

Pour le moment, les opérations se poursuivent dans l’unité 2, et ce, jusqu’au 7 août prochain. M. Chartier a indiqué que la situation n’était pas dangereuse pour les résidents ou le personnel. « Il n’y a aucun risque pour la santé. La contamination est contenue dans le sol », a-t-il fait savoir. 

Bien entendu, il s’agit d’une importante décision et d’une triste nouvelle pour les résidents, mais la seule à prendre pour les propriétaires de l’endroit qui souhaitent offrir un milieu agréable, sain et sécuritaire. « Ça fait partie de nos valeurs », a-t-il insisté.

La priorité, comme l’a indiqué M. Chartier, est de s’occuper des humains pour commencer et s’assurer de bien relocaliser les personnes qui devront l’être.  « Nous voyons une belle résilience chez les résidents », apprécie-t-il en ajoutant que Chartwell offrira un dédommagement pour les inconvénients et assurera le déménagement. « Pour que ce soit le plus simple possible pour eux », ajoute-t-il. Ensuite, il faudra procéder à la démolition de l’aile avant de passer à la décontamination en tant que telle. Et pour ce qui est du terrain lorsqu’il sera assaini, aucune décision n’a encore été prise pour déterminer ce qu’on y fera.

Heureusement, comme il l’a expliqué, la disposition des trois phases, et le fait que les ailes 1 et 3 soient reliées par une passerelle font en sorte que les gens qui demeurent à la résidence ne seront pas trop perturbés par les travaux.