Gérald Dubois honoré par la communauté d’affaires de Warwick

Gérald Dubois honoré par la communauté d’affaires de Warwick

Gérald Dubois, au centre, a reçu le Prix hommage Georges E. Ling des mains de la présidente de l'AGAW, Marie-Ève Goyer et de Richard Lings de WestRock, partenaire de la soirée.

Crédit photo : www.lanouvelle.net

Ils étaient plus d’une centaine (108), des parents, des amis, des gens d’affaires et des élus pour rendre hommage, mercredi soir, à l’homme d’affaires Gérald Dubois, récipiendaire du Prix hommage Georges E. Ling remis à la personnalité d’affaires 2017 par l’Association des gens d’affaires de Warwick (AGAW).

«Ce soir, on reconnaît un grand bâtisseur», a indiqué, d’entrée de jeu, le maître de cérémonie, Pascal Lambert, aussi conseiller municipal, tout en rappelant que l’AGAW remettait chaque année ce prix à une personnalité du monde des affaires qui s’est démarquée «par son dynamisme, son innovation, son service client et son implication dans la communauté».

Le maire Diego Scalzo, premier à prendre la parole, n’oubliera pas sa première rencontre avec Gérald Dubois, un moment, a-t-il dit, «inoubliable, magique pour un maire» alors que l’homme d’affaires voulait acheter la fromagerie.

«Je le connaissais peu, alors j’ai fait ma petite enquête pour découvrir que M. Dubois est un homme de famille, très solidaire, un humaniste qui aime beaucoup aider son entourage», a confié le maire Scalzo.

Pour sa part, le député provincial de Drummond-Bois-Francs, Sébastien Schneeberger a salué Gérald Dubois, «ce bâtisseur qui a gravi tous les échelons du monde des affaires animé par sa passion, son audace et sa proximité avec sa clientèle».

«M. Dubois s’est démarqué par la diversification de ses entreprises, par son engagement dans sa communauté. Son parcours nous épate et nous montre le chemin. Il est un leader, un modèle pour la relève. Des gens de la trempe de Gérald Dubois font toute une différence dans l’essor d’une région», a fait valoir le député Schneeberger.

Au nom du député de Richmond-Arthabaska, Alain Rayes, retenu à Ottawa, son représentant Alexandre Mailhot a souligné que le choix de Gérald Dubois «allait de soi».

«Un choix incontesté. M. Dubois, vous avez un impressionnant parcours dans le monde des affaires», a-t-il souligné avant de lui remettre un certificat de la Chambre des communes signé par le député Rayes et une épinglette spéciale commémorant les 150 ans du Canada.

Portrait de l’homme

Pascal Lambert a ensuite tracé du portrait de l’homme arrivé à Warwick en 1966, racontant les débuts en affaires de celui qu’on retrouve derrière Confection Dubois, Jeans Warwick et Jeans Dépôt, notamment.

Gérald Dubois a connu la réussite en affaires, mais aussi l’échec. «Il a connu la faillite, il a tout perdu. Mais en homme d’affaires acharné et visionnaire, il s’est retroussé les manches et il a reconstruit son réseau», a fait savoir le maître de cérémonie, tout en soulignant son implication dans plusieurs organismes comme les Lions, les Scouts et les Chevaliers de Colomb.

Une employée Lisa Martel a louangé ce bâtisseur, «un homme d’idées, de solutions, un homme positif».

Elle lui reconnaît deux grandes forces. «Son côté humain, sensible, qui fait toute la différence, et la vente. Il sait nous vendre ses projets, il nous donne des ailes et les projets prennent forme», a-t-elle dit.

Un ami, Raymond Perreault, a raconté Gérald Dubois à sa façon, avec humour. «C’est lui qui a mis Warwick sur la mappe, qui a fait connaître  Warwick avant le Festival des fromages…», a-t-il souligné, disant retenir de l’homme qu’il est un gars de résilience, qui ne dit jamais non, un ami fidèle, disponible, à l’écoute. «Tous devraient avoir un Gérald Dubois comme ami», a-t-il conclu.

La famille s’exprime

Madeleine, la sœur du récipiendaire,  a qualifié son frère d’homme exigeant en affaires. «Il ne tolère pas l’oisiveté. C’est un bourreau de travail, mais il s’amuse. Et il prend beaucoup de son temps pour aider les autres à réussir. Audacieux et franc, il faut cependant preuve d’un grand respect concernant les décisions des autres et il se réjouit de leur réussite», a-t-elle noté.

Sa famille le voit comme un homme aidant, à l’écoute, patient et généreux. «Tu nous aides en prodiguant  de bons conseils. Tu donnes sans compter tout en sachant accueillir les différences de chacun avec un grand amour pour le prochain. Tu es un homme abordable, souriant, simple. On ne peut pas ne pas t’aimer», lui a dit Madeleine.

La vie de Gérald Dubois se décrit comme un alignement des nombreux choix qu’il a fait, selon sa fille Danielle, l’une de ses quatre enfants.

Petite, elle comprenait difficilement que son papa travaillait autant.

Danielle a parlé de ces millions de choix qui ont eu des impacts dans sa vie à elle et dans celle des gens autour. «Tu en as fait de bons choix. Tu as choisi que le temps en famille était précieux. Tu as choisi de me faire confiance, de respecter mes choix et de croire en moi, ce qui m’a permis de devenir la personne que je suis. Merci d’être là, merci d’être toi, je t’aime, papa!»

Des regrets

En apprenant qu’on lui décernait cet hommage cette année, Gérald Dubois avoue avoir été ému et bouleversé, tout en ressentant une certaine peur. «Je voyais toutes mes erreurs et les mauvais côtés comme homme d’affaires, a-t-il signalé. Je craignais le jugement des autres, mais j’ai décidé de faire confiance et voilà, aujourd’hui, j’accueille ce prix avec humilité et appréciation.»

Gérald Dubois reconnaît qu’il n’est pas un homme facile. «J’ai du caractère, de la détermination, de la conviction. Quand je pensais avoir raison, j’étais tenace, agressif, impulsif. Avec ce tempérament, avoue-t-il, mes prises de position étaient spectaculaires, imposantes, tranchantes et cinglantes. Je faisais du mal, et je le faisais très bien»

Ce qui l’amène à demander pardon. «Ce soir, j’ai des regrets, j’assume mes responsabilités, a-t-il confié. Je demande pardon à ceux que j’ai offensés. Merci d’accepter mon humanité.»

Gérald Dubois a «brassé» des affaires pendant plus de 51 ans. «C’est le mot approprié. Je suis tripolaire en affaires, a-t-il soutenu. Je suis un passionné, j’aime développer, créer, prospecter. Je ne tiens pas en place. Je dis aux intéressés à travailler avec moi : vous voulez une vie active, imprévisible et mouvementée, joins-toi à moi!»

Les coups durs, les épreuves vécues par le Warwickois, les déboires en affaires, la séparation, le décès en 2016 de sa conjointe ont suscité chez lui de profondes réflexions. Il a pris conscience de l’importance de la famille, de la vie aussi et de sa fragilité.

«Autant j’ai été vindicatif, contrôlant, protecteur, intransigeant, impulsif et colérique, je me suis remis en question et j’ai appris de mes erreurs. Maintenant, j’apprends à vivre un jour à la fois, je m’abandonne pour devenir une meilleure personne», a-t-il exprimé.

Cette nouvelle façon de vivre donne un sens à sa vie de Gérald Dubois, désireux de contribuer à rendre le monde meilleur.

L’homme qui, depuis quelques années, a investi en agriculture et en élevage de chèvres, a adressé de nombreux remerciements.

Des mercis très spéciaux, entre autres, à ses quatre enfants. «Vous êtes ma principale raison de vivre. Je suis fier de vous. Et vos enfants sont mes rayons de soleil et un cadeau du ciel», a-t-il conclu.