Vol qualifié à la bijouterie : l’enquête préliminaire risque d’être reportée

VICTORIAVILLE. Alors que le ministère public était fin prêt à procéder, lundi matin, l’enquête préliminaire des quatre accusés relativement au vol avec violence commis le 7 mai à la bijouterie Marco du centre-ville risque fort bien d’être reportée en raison de changements de procureurs à la dernière minute.

Trois des accusés, toujours détenus, ont fait une entrée remarquée, lundi matin, au palais de justice. À l’intérieur même du fourgon cellulaire, les accusés, ayant remarqué la présence de deux journalistes, n’ont pas tardé à les abreuver d’insultes. «Fuck you, camera men, fuck your mother, fuck your dad», a-t-on pu entendre notamment, sans compter les invectives contre une détenue qui prenait place dans le véhicule. «Shut up, salope», a-t-on entendu.

Même dans le box des accusés, l’un des individus, fixant du regard le représentant du www.lanouvelle.net lui a demandé, en anglais, s’il souhaitait obtenir son autographe.

Dès le début de l’audience, présidée par le juge Michel Babin de la Cour du Québec, le criminaliste Me Guy Boisvert, qui représentait Devonte Anthony Blair, a fait savoir au magistrat qu’il devait se retirer du dossier, ayant reçu, à ce sujet, un coup de fil des parents de l’accusé la semaine dernière.

Une avocate, Me Reyhnanie Belabe, doit reprendre le flambeau. L’avocate a confirmé au juge Babin avoir reçu, vendredi, un appel des parents de M. Blair. «Mais mon mandat n’a pas encore été officiellement signé», a-t-elle noté, tout en réclamant un délai pour pouvoir prendre connaissance de la preuve volumineuse dans cette affaire. «J’aurais besoin de trois semaines», a-t-elle confié.

Pour sa part, Me Jean-Philippe Anctil, qui, lui, devait en principe représenter les trois accusés (Jean-Paul Kewa Mutombo, Berthland Da Costa et Latoya Samantha Galloway), a aussi indiqué au président du Tribunal avoir eu connaissance que la famille de Da Costa aurait également contacté le bureau de l’avocate Me Belabe. «Nous n’avons été informés de cette situation que ce matin», a précisé Me Anctil.

De plus, comme sa cliente, Mme Galloway, la seule femme du groupe, accusait un retard, le juge Babin a suspendu l’audience pour permettre à l’accusée d’arriver et donner le temps aux procureurs en cause de procéder aux vérifications concernant leurs mandats respectifs.

La poursuite, représentée par Me Ann Marie Prince, a fait valoir, pour sa part, qu’elle était prête à procéder et qu’elle avait assigné 14 témoins pour cette enquête préliminaire d’une durée prévue de cinq jours.

L’audience a finalement été suspendue. Elle reprendra à 14 h. C’est à ce moment qu’on en saura davantage sur la suite des procédures.

Le vol

Le vol, pour lequel les quatre accusés font face à la justice, s’est produire vers 10 h 30 le 7 mai à la bijouterie Création Marco de la rue Saint-Dominique.

La Sûreté du Québec a reçu l’appel d’urgence à 10 h 35. Les malfaiteurs, qui ont fait irruption dans le commerce, auraient molesté des employés sur place, fracassant aussi des présentoirs pour s’emparer de bijoux.

Les bandits possédaient une arme à feu prohibée et chargée.

Les brigands, après leur crime, ont fui en direction de la rue Saint-Jean-Baptiste, empruntant aussi un immeuble pour en sortir par l’arrière et prendre la fuite en véhicule.

Les policiers n’ont pas mis de temps à retrouver les suspects arrêtés environ une heure plus tard sur l’autoroute 20 en direction de Montréal à la hauteur de Sainte-Brigitte-des-Sault.

Les individus font face à des accusations de vol qualifié avec utilisation d’une arme prohibée, de possession d’une arme non autorisée dans un véhicule, de possession d’une arme prohibée ou à autorisation restreinte et de possession de biens criminellement obtenus.

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