Vol et séquestration à L’Évasion : Lalande condamné

Vol et séquestration à L’Évasion : Lalande condamné
Le vol qualifié a été commis en août 2010. (Photo : www.lanouvelle.net - Archives)

Vendredi, peu avant 16 h 30, la juge Dominique Slater de la Cour du Québec a rendu sa décision concernant Samuel Lalande, cet ex-employé du Complexe L’Évasion impliqué dans le vol qualifié avec séquestration survenu en août 2010 dans cet établissement hôtelier du centre-ville de Victoriaville.

Samuel Lalande, qui a reconnu sa culpabilité à deux accusations de complot en vue d’un vol qualifié et complot en vue d’un vol, devra, à compter du samedi 7 mai, purger 90 jours discontinus de prison pendant 45 fins de semaine.

De plus, dès maintenant, Lalande est condamné à six mois d’emprisonnement à purger dans la collectivité, ce qui signifie une assignation à domicile, dont 24 heures par jour pour les deux premiers mois, sauf pour le travail ou une urgence médicale, notamment.

Lors des observations sur la peine, mercredi, le ministère public, représenté par Me Jean-Philippe Garneau, avait plaidé pour une peine de détention ferme de six mois, tandis qu’en défense, Me Geneviève Marchand soutenait qu’une peine de 60 jours discontinus de prison apparaissait justifiée.

C’est d’ailleurs la peine qu’a reçue Mathieu Talbot-Millet, l’un des deux brigands qui ont commis le vol et séquestré les deux employés.

Samuel Lalande, lui, moyennant une somme de 5000 $, avait fourni des informations aux deux complices sur l’horaire des employés et l’emplacement du coffre-fort notamment. C’est aussi Lalande qui, peu de temps avant la fermeture de l’établissement, a laissé la porte arrière entrouverte, ce qui a permis aux deux bandits d’entrer facilement.

« Sans sa participation, il n’y aurait pas eu de crime. Il a fourni de l’information, il les a aidés. Et il savait que ce serait un crime violent. Il a fourni des attaches (Ty-rap) », a souligné la juge Slater.

Pour rendre sa décision, a-t-elle expliqué, le tribunal a dû soupeser les facteurs aggravants et atténuants. La gravité du crime et l’abus de confiance envers l’employeur constituent des facteurs aggravants.

En revanche, la présidente du tribunal a également considéré la reconnaissance des gestes (le plaidoyer de culpabilité) et le rapport présentenciel comme facteurs atténuants. « Le rapport est positif et révèle un faible risque de récidive en raison des changements apportés à son mode de vie. Monsieur s’est repris en main depuis. Il a suivi un cours en électromécanique. Il maintient un emploi stable depuis deux ans. Il a même obtenu une promotion, de sorte qu’il agit maintenant comme directeur d’usine. Il maintient aussi une stabilité familiale », a exposé la magistrate. 

Une peine d’emprisonnement s’imposait, certes, a fait valoir la juge Slater. « La peine doit refléter les facteurs aggravants,  mais elle doit aussi être adaptée pour faire en sorte de maintenir les acquis de l’accusé tout en respectant les critères de réprobation sociale, de dénonciation et de dissuasion », a-t-elle exposé.

En plus des peines d’emprisonnement, Samuel Lalande devra verser, en guise de dédommagement, un montant de 5000 $ à Patrick Rondeau, le propriétaire de L’Évasion.

Il devra aussi se soumettre à un prélèvement de substance corporelle aux fins d’analyse génétique (ADN) et il lui sera interdit de posséder des armes pour une période de 15 ans.

 

 

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Inconnu
Inconnu
6 mois

Câline complicité pour cet acte et si peu de peine ?? Sans jugement tout pour inciter a le faire ? Aucunes jurisprudences ? Pas de dossiers ? Événement isolé avec de grosses conséquences pour le proprio $$$

Chantal
Chantal
6 mois

2010 et jugement en 2022… ouf, il y a ici un réel problème dans le traitement des cas.

ayoye
ayoye
6 mois

Quelle justice !