Vêtements en feu : un décès accidentel conclut le coroner

Dans un rapport daté du 27 mai en lien avec un drame survenu le 18 janvier 2026 au Centre d’hébergement des Étoiles-d’Or de Warwick, le coroner Me Donald Nicole confirme qu’une dame de 70 ans est décédée d’une asphyxie par suffocation consécutive à une exposition aux gaz de combustion lorsque ses vêtements ont pris feu à cause d’une cigarette. Il s’agit d’un décès accidentel, conclut-il.

La septuagénaire, une résidente de l’établissement depuis janvier 2024, habitait ce centre dans un contexte de perte d’autonomie en lien avec des troubles neurocognitifs et une maladie incurable.

Elle avait l’habitude de sortir en avant-midi et en après-midi pour aller fumer des cigarettes. “Selon des proches, indique le coroner, elle échappait souvent ses cigarettes sur ses vêtements lorsqu’elle fumait.”

L’utilisation d’un tablier ignifuge avait été analysée, lit-on dans le rapport, mais avait été écartée avec l’accord de la famille en raison de sa condition. “La famille avait accepté les risques liés au tabagisme”, note le coroner.

Vers 13 h 15 le jour du drame, un membre du personnel a sorti la dame en fauteuil roulant sur une terrasse extérieure pour qu’elle puisse fumer. Comme d’habitude, quatre cigarettes et un briquet lui avaient été remis.

Aux environs de 13 h 40, un employé de l’établissement a aperçu le fauteuil roulant de la dame appuyé contre la rampe de la terrasse en plus de constater que ses vêtements avaient pris feu. Il est alors rapidement intervenu avec un extincteur pour éteindre les flammes.

La résidente ne présentait plus de signes vitaux. Aucune manœuvre de réanimation n’a été tentée en raison d’une directive de non-réanimation qui figurait à son dossier.

L’enquête de la Sûreté du Québec a établi que la dame avait retiré son dispositif de demande d’assistance de son cou avant l’événement, qu’elle avait échappé une cigarette dans la partie inférieure de son manteau au niveau de l’abdomen, que des flammes avaient pris naissance pour se propager rapidement vers le haut, consumant complètement son manteau.

L’analyse de la scène suggère que la victime était probablement vivante lorsque les flammes ont pris naissance, qu’elle n’avait plus accès à son dispositif de demande d’assistance tombé au sol et qu’elle avait tenté de déplacer son fauteuil roulant pour obtenir de l’aide.

L’enquête policière, souligne le coroner, ne démontre aucun signe de violence ni d’intervention d’un tiers.

Selon le coroner, l’examen externe effectué le 19 janvier 2026 à la morgue de Québec laisse présumer que la dame serait décédée très rapidement lorsque ses vêtements ont pris feu.

“L’ensemble des évidences recueillies laisse présumer qu’elle est rapidement décédée à la suite d’une exposition aux gaz de combustion après avoir échappé un article de fumeur qui a soudainement embrasé son manteau d’hiver”, mentionne le coroner Me Donald Nicole qui, dans un but de préserver la vie humaine, demande au Bureau du coroner d’acheminer son rapport à titre informatif au Commissaire-enquêteur aux incendies nommé pour la région du Centre-du-Québec afin qu’il puisse en faire l’examen.