Un accusé réapparaît dans le portrait

Un accusé, le Montréalais Jean-Wood Talbot-Dorival, dont on avait perdu la trace, a finalement comparu, de nouveau, en visioconférence au palais de justice de Victoriaville en lien avec des événements survenus en avril 2020 sur la rue Bérubé à Victoriaville.

Depuis l’Établissement de détention de Montréal (Bordeaux), l’accusé, âgé de 22 ans, a fait savoir à la juge Pascale Tremblay qu’il ignorait la raison de son passage devant la Cour.

La juge l’a informé qu’il faisait face à 14 chefs d’accusation relativement à des événements survenus le 4 avril 2020 à Victoriaville. Jean-Wood Talbot-Dorival a répondu qu’il ne s’en souvenait pas.

Il faut savoir que l’accusé, en septembre 2020, a été déclaré inapte à subir son procès. Les procureurs au dossier avaient alors indiqué que le jeune homme reposait dans un coma après avoir été victime d’un acte criminel au centre de détention.

« Nous étions en attente qu’il redevienne apte, mais nous avons perdu sa trace à un certain moment », a indiqué le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Michel Verville.

Les autorités ont cependant pu le retracer en raison d’événements survenus en Ontario et à Montréal pour lesquels l’accusé a été arrêté. Ce qui explique la mise au rôle et le retour du Montréalais devant la justice à Victoriaville.

Lors de son passage devant le tribunal au printemps 2020, Jean-Wood Talbot-Dorival a vu le ministère public déposer contre lui des accusations notamment de vol qualifié, voies de fait armées, voies de fait avec lésions, de séquestration et d’autres chefs d’accusation en lien avec la traite de personne et de proxénétisme.

Dans cette affaire, cinq autres personnes avaient été arrêtées au cours de l’opération menée par le Service des enquêtes sur les crimes majeurs avec des policiers de la Sûreté du Québec du poste de la MRC d’Arthabaska.

Jean-Wood Talbot-Dorival a manifesté le souhait de continuer d’être représenté par Me Jean-Riel Naud qui, cependant, n’a pas revu son client depuis fort longtemps. L’avocat compte bien s’entretenir avec son client. Ainsi, le dossier a été reporté à vendredi. Entre-temps, dans une autre affaire, l’accusé subira, jeudi, son enquête sur remise en liberté au palais de justice de Montréal.

Un autre accusé, dans cette histoire, Abdoul Karim Balde, avait rapidement réglé ses dossiers en mars 2021 en plaidant coupable à deux accusations de vol qualifié. La juge Dominique Slater avait alors entériné une suggestion commune en le condamnant à six mois d’emprisonnement.

Un troisième accusé, Manuel Reyes Garcia, revient aussi devant la justice, vendredi pour la suite des procédures.