Pornographie juvénile : peine purgée pour le jeune accusé

Le Victoriavillois Louis-Jacob Quenet, 19 ans, a été condamné, jeudi, à une peine de six mois d’emprisonnement en lien avec la pornographie juvénile. Peine qu’il a déjà purgée considérant ses quatre mois de détention provisoire équivalant à une période de six mois.

Louis-Jacob Quenet avait été arrêté le 9 mai 2023 par les enquêteurs spécialisés en matière d’exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la Sûreté du Québec.

En juillet, le Victoriavillois a reconnu sa culpabilité à une accusation de possession de pornographie juvénile et à un second chef d’accusation d’avoir omis de se conformer à une ordonnance du tribunal, à savoir de ne pas consommer de pornographie.

« Les infractions sont survenues entre le 17 janvier et le 1er mars 2023. Les policiers, munis d’un mandat de perquisition, ont saisi deux cellulaires dans lesquels une centaine de fichiers de pornographie juvénile ont été retrouvés », a relaté le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Michel Verville.

Le représentant du ministère public, de même que l’avocat de Louis-Jacob Quenet, Me Jean-Riel Naud, ont exposé au juge Bruno Langelier de la Cour du Québec les rapports et évaluations d’experts dont les conclusions ne sont guère rassurantes. Celles-ci font notamment état d’un risque élevé. Ce qui a amené les parties à échanger longuement pour sécuriser le public et éviter la détention au jeune homme.

Ainsi, le Victoriavillois devra suivre en externe un programme thérapeutique à la Maison Radisson de Trois-Rivières pour sa problématique d’ordre sexuel. « Mon client devra trouver une manière de régler sa problématique. Il est aussi aux prises avec différentes problématiques et il est suivi par l’Institut Philippe-Pinel », a fait savoir Me Naud.

Le tribunal a imposé au jeune homme une longue période de probation de trois ans avec une surveillance probatoire de deux années.

Plusieurs conditions lui ont également été imposées. Il lui sera interdit pendant cinq ans de se trouver dans un lieu public où des personnes de moins de 16 ans peuvent se trouver, comme un parc, un terrain de jeu, un centre communautaire, une garderie et une école.

Il ne peut non plus occuper un emploi le mettant en relation de confiance ou d’autorité avec une personne de moins de 16 ans.

La cour lui interdit aussi tout contact avec une personne mineure sauf sous la supervision d’un adulte responsable.

« Il faudra toujours être vigilant avec ce jeune homme et que le milieu familial se concerte. Il devra aller au bout de son cheminement thérapeutique », a observé le juge Langelier.