Douze ans de prison pour tentative de meurtre

Gilles Perron a été condamné à une peine de 12 ans de prison, le vendredi 18 juillet, au palais de justice de Thetford Mines. L’homme de 60 ans avait plaidé coupable en mars dernier à une accusation de tentative de meurtre survenue en 2023 contre une dame de 76 ans. En tenant compte de la détention provisoire, il lui reste une peine de 8 ans et 2 mois à purger.

Le juge Hubert Couture a entériné la suggestion commune de la poursuite et de la défense avant de rendre sa décision. Il a souligné le courage de la victime qui avait témoigné des conséquences et des séquelles de la violente attaque qu’elle avait subie lors des observations sur la peine.

Au moment des événements, Gilles Perron et la victime résidaient dans le même immeuble du secteur Black Lake. Les deux n’entretenaient pas une bonne relation. Lors de l’après-midi du 2 janvier 2023, elle effectue des tâches ménagères lorsque l’électricité s’arrête soudainement. Perron se présente devant la porte de la dame, elle lui ouvre et il l’accuse d’avoir coupé le courant. Il la repousse dans l’appartement pendant que cette dernière lui dit qu’elle n’a rien fait. Il se retourne et lui donne un coup de poing au front, ce qui la fait tomber sur le plancher. Il commence à lui infliger des coups. Elle le supplie d’arrêter. Il place son pied sur sa gorge, l’empêchant de respirer. Il lui dit qu’il va la tuer. La victime perd conscience et à son réveil, deux heures plus tard, elle est dans son bain et il y a de l’eau dans le fond de la baignoire. Elle en sort et communique avec des proches qui contactent les policiers.

À leur arrivée, les agents constatent que la victime est couverte d’ecchymoses, elle vomit et a du mal à répondre à leurs questions. Elle sera par la suite transportée à l’hôpital où elle est demeurée pendant une semaine afin de soigner, entre autres, une fracture à une vertèbre et une pneumonie.

Gilles Perron, qui était connu des milieux policiers, avait été arrêté plus tard en soirée et lors de son interrogatoire, il dira aux sergents-détectives qu’il est conscient qu’il s’agit d’un crime grave, mais que cela l’a libéré. Il racontera avoir amené la victime dans la salle de bain et tenté de lui mettre la tête dans la toilette. Constatant que ça ne fonctionnait pas, il la déplace dans le bain, ouvre le robinet et lui met la tête dans l’eau avant de quitter le logement.

Perron était demeuré incarcéré depuis son arrestation. En plus de sa peine d’emprisonnement, il a l’interdiction de communiquer, de façon directe ou indirecte, avec la victime. Il devra également fournir un échantillon d’ADN et se voit interdire la possession d’armes, pour une durée de 10 ans dans certains cas et à perpétuité pour d’autres.