Crimes sexuels présumés : Steeve Guillemette recouvre sa liberté

Accusé en lien avec différentes infractions à caractère sexuel, le Victoriavillois Steeve Guillemette, qui s’était récemment retrouvé de nouveau derrière les barreaux en raison de nouvelles accusations, peut recouvrer sa liberté moyennant son engagement à respecter une pléiade de conditions.

C’est ce qui a été décidé, jeudi avant-midi, lors d’une audience virtuelle présidée par la juge Dominique Slater de la Cour du Québec. Quatre nouvelles accusations de leurre et d’omission de se conformer à des conditions d’une ordonnance de mise en liberté ont été déposés le 20 mai et le 1er juin, ce qui porte à 11 le nombre de chefs d’accusation.

L’homme de 45 ans fait face à des accusations de leurre, de contacts sexuels, d’incitation à de tels contacts, de possession de pornographie juvénile et d’avoir accédé à un tel contenu et d’omission de se conformer à des conditions d’une ordonnance de mise en liberté.

Les infractions reprochées seraient survenues entre 2013 et 2024. Steeve Guillemette peut reprendre sa liberté, mais il devra déposer comme caution un montant de 1000 $.

Sa mère s’en porte aussi garant avec un engagement sans dépôt de 500 $, montant qui pourrait lui être confisqué si son fils contrevient à une seule des nombreuses conditions qui lui sont imposées.

Le Victoriavillois devra se rapporter par téléphone deux fois par mois aux policiers de la Sûreté du Québec du poste de la MRC d’Arthabaska. Il lui sera interdit de communiquer avec deux plaignants, de se retrouver à leur domicile, leur lieu de travail ou d’études.

Il ne pourra non plus faire référence à eux ni aux présentes accusations sur quelque média social que ce soit. Steeve Guillemette devra observer un couvre-feu et se trouver à son domicile entre 21 h et 6 h, sauf pour le travail ou une urgence médicale.

On lui interdit aussi d’utiliser Internet sauf pour le travail. Il ne pourra posséder de comptes pour utiliser les réseaux sociaux ni utiliser un outil, comme un cellulaire, pour naviguer sur le Web. Il devra remettre aux policiers au plus tard, lundi à 16 h, sa console PS4.

Parmi les autres conditions exposées par la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Mary-Céleste Bélanger, le quadragénaire ne pourra posséder d’armes ni se trouver dans un parc ou un lieu public où l’on peut se baigner s’il se trouve des jeunes de moins de 16 ans.

Il ne pourra non plus se trouver en présence de jeunes de moins de 16 ans à moins d’être accompagné d’un adulte au courant des accusations. De plus, il lui est interdit d’accepter un emploi rémunéré ou bénévole qui le placerait en relation de confiance avec des personnes de moins de 16 ans.

Steeve Guillemette devra également être présent devant la cour à toutes les étapes des procédures. D’ailleurs, la suite des procédures a été fixée au 6 juillet au palais de justice de Victoriaville.