Crimes sexuels à Plessisville : arrêt des procédures contre un ex-entraîneur de hockey  

Crimes sexuels à Plessisville : arrêt des procédures contre un ex-entraîneur de hockey
 
La jufe Slater a rendu sa décision jeudi avant-midi au palais de justice de Victoriaville. (Photo : www.lanouvelle.net - Archives)

Au palais de justice de Victoriaville, comme on pouvait s’y attendre, la juge Dominique Slater de la Cour du Québec a ordonné un arrêt de procédures à l’endroit de Nicolas Cadorette qui a commis des gestes de nature sexuelle sur un adolescent il y a près de 50 ans.

Ces crimes ont été commis entre les mois d’octobre 1974 et mars 1976 en Ontario, mais aussi à Plessisville entre le 1er février et le 31 mars 1976.

« M. Cadorette était tellement immiscé dans la vie de la victime qu’il avait réussi à convaincre les parents du jeune de faire le voyage avec lui », a indiqué Me Jean-Philippe Garneau de la poursuite. C’est à cette occasion, en 1976, que les gestes ont été posés à Plessisville.

L’accusé, un résident de la Colombie-Britannique, qui faisait face au Québec à des accusations d’attentat à la pudeur et de grossière indécence, avait déjà reconnu sa culpabilité en août 2017 en Ontario. Il avait alors été condamné à une peine de détention de deux ans moins un jour à purger dans la collectivité.

L’accusé croyait alors en avoir terminé avec la justice, ayant reconnu aussi les crimes commis à Plessisville dans l’exposé des faits lors de l’audience en Ontario.

Or, une plainte a été formulée au Québec et a mené au dépôt d’accusations. En défense, Me Michel Dussault a réclamé un arrêt des procédures, faisant valoir, documents à l’appui, que son client a été puni pour l’ensemble de ses crimes et qu’on ne pouvait pas le condamner une deuxième fois pour les mêmes délits.

Même le procureur du ministère public, Me Jean-Philippe Garneau, a reconnu le bien-fondé de cette requête.

Après avoir entendu les parties, mercredi, la juge Slater a tenu à lire la documentation lui ayant été présentée avant de rendre sa décision, jeudi avant-midi. « Au moment de la reconnaissance des faits (en 2017 en Ontario), en vue d’accepter le plaidoyer, un exposé des faits reprochés à l’accusé a été relaté au juge en Ontario. Il s’agit de gestes sexuels survenus à plusieurs reprises. Cet exposé comprenait des événements survenus au Québec. L’accusé a signé un affidavit le 13 avril 2022 à l’effet qu’il était convaincu que sa condamnation en Ontario comprenait les faits survenus au Québec. La défense soulevée vise à éviter de punir une personne deux fois pour la même conduite », a souligné la juge qui a conclu, à la lumière de la preuve présentée, que les événements reprochés à l’accusé survenus au Québec sont implicitement inclus dans les accusations portées en Ontario.

Le tribunal a donc ordonné un arrêt de procédures sur les deux chefs d’accusation dans la présente affaire.

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