Condamné pour voies de fait graves sur un policier

Condamné pour voies de fait graves sur un policier
L’endroit, à Saint-Rosaire, où sont survenus les événements au terme d’une poursuite. (Photo : (Photo Martin Piché, photographe – Archives))

Michael Landry, l’homme sur qui pesait initialement une accusation de tentative de meurtre, a reconnu sa culpabilité, lundi, à une accusation de voies de fait graves sur un policier, de même qu’à une accusation de voies de fait simples sur un deuxième agent. 

L’homme de 39 ans a, de plus, plaidé coupable à des accusations de conduite pendant interdiction et de conduite avec plus de 80 mg d’alcool par 100 ml de sang. Lors des événements du 2 juillet 2021, son alcoolémie se situait à 150 mg d’alcool par 100 ml de sang.

Des discussions entre la représentante du ministère public, Me Maude Tessier, et l’avocat de l’accusé, Me Jean-Philippe Anctil, ont mené à ce règlement.

L’accusation de tentative de meurtre a été abandonnée, puisqu’il aurait été très difficile de prouver une intention en raison de l’état d’ébriété de l’accusé.

Les parties se sont retrouvées, mardi, devant la juge Dominique Slater de la Cour du Québec pour l’imposition de la peine.

La juge a entériné la suggestion des parties qu’elle a qualifiée de raisonnable. « Il est certain, M. Landry, qu’il y a des éléments aggravants dans le présent dossier. J’ai d’ailleurs eu l’occasion d’entendre le policier à l’enquête préliminaire. Il a eu très peur pour sa vie au moment où ces gestes ont été posés. Fort heureusement, son collègue est intervenu et a réussi à faire en sorte que vous lâchiez l’emprise que vous aviez sur le policier », a souligné la magistrate, rappelant, par ailleurs, qu’il est un récidiviste en matière de capacités affaiblies, qu’il était en état d’ébriété avancé le soir des événements et qu’il a fui les policiers et ne détenait pas de permis de conduire à ce moment. « Vous vous êtes sauvés quand les policiers ont voulu vous intercepter et cela a mené à l’altercation avec le policier », a signalé la présidente du tribunal.

Vers 23 h, le 2 juillet 2021, les policiers, en constatant une conduite erratique sur la route 261 à Saint-Valère, avaient voulu effectivement intercepter le véhicule qui ne s’était pas immobilisé. La poursuite a pris fin sur la rue de la Petite-Manic à Saint-Rosaire.

Michael Landry, pour les voies de fait graves, a été condamné à 30 mois de détention, peine à laquelle on a retranché la détention provisoire, ce qui signifie qu’il doit purger dès aujourd’hui (mardi) une peine de 14 mois et 15 jours d’emprisonnement.

Il écope de peines concurrentes de six mois de détention pour voies de fait simple, six mois pour la conduite avec plus de 80 mg d’alcool par 100 ml de santé et de 45 jours pour conduite pendant interdiction.

Il lui sera interdit de conduire tout véhicule pour une période de trois ans, avec une interdiction absolue de six mois avant de pouvoir bénéficier d’un appareil antidémarreur avec éthylomètre.

La juge Slater lui interdit, par ailleurs, de posséder des armes pendant une période de 10 ans en plus de lui ordonner de se soumettre à un prélèvement aux fins d’analyse génétique (ADN).

Considérant que l’état d’ébriété avancé a sûrement, selon elle, contribué aux graves gestes posés, la juge lui a aussi imposé une période de probation de deux ans, dont un an avec suivi, ce qui l’obligera à suivre toutes les directives de l’agent de surveillance.

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