Un duel fraternel à l’avantage du cadet

Un duel fraternel à l’avantage du cadet

Pour la première fois de leur carrière, les frères Cédric et Félix Paré se sont affrontés.

Crédit photo : Denis Morin

Pour la toute première fois de leur carrière, les frères Paré, Cédric (Saint John) et Félix (Victoriaville), ont croisé le fer lorsque les Tigres de Victoriaville l’ont emporté 5 à 2 contre les Sea Dogs au Colisée Desjardins.

«C’était un sentiment étrange de voir mon frère de l’autre côté, mais ça demeure quelque chose de très plaisant. De plus, je n’ai jamais vraiment la chance de le voir jouer. En fait, je ne l’ai pas vu jouer depuis le début de la saison, mais lorsque je compare à ce qu’il faisait dans le midget AAA, il s’est amélioré», a relaté Cédric, un espoir des Bruins de Boston (sixième choix en 2017).

«Au début, c’est spécial de le voir dans le chandail de l’autre équipe. Quand nous nous affrontions sur la patinoire et que je le regardais, je riais un petit peu», a noté, sourire en coin, celui qui s’est retrouvé dans le camp des victorieux.

S’il est clair que le désir de vaincre était rehaussé de part et d’autre, les Paré était à des années-lumière des frères Keith et Wayne Primeau qui se sont livré un combat lors d’un match de la Ligue nationale de hockey (LNH) un soir d’avril 1997. «Entre nous, il n’y a pas vraiment de rivalité, exception faite des moments où nous jouons au hockey dans la rue et que nous nous donnons des petits coups de bâton. Je dirais que la rivalité est plus présente lorsque nous sommes à la maison et que nous nous affrontons lors d’exercices à un contre un», a fait valoir l’aîné.

Une bonne délégation familiale pour l’occasion

Puisque des moments comme ceux-ci n’arrivent que très rarement, la famille Paré, qui habite la région de Québec, a évidemment fait le trajet jusqu’à Victoriaville. «Lorsque tu vois toutes ces personnes de ta famille dans les gradins, c’est vraiment plaisant. Puisque je joue à Victoriaville, mes parents viennent souvent, mais là il n’y avait pas qu’eux cette fois-ci. Toute la famille et les proches étaient présents», a souligné Félix, un ailier droit de 6’02’’ et 201 livres.

«Puisque j’évolue à Saint John, je n’ai pas vraiment la chance de jouer devant ma famille, a concédé Cédric. Chaque fois que je viens au Québec, je profite des occasions que j’ai pour les voir après les parties.»

Conseils du plus vieux pour le plus jeune

Lors de la dernière campagne, le joueur de centre de 6’03’’ et 205 livres des Sea Dogs a connu l’ivresse de la conquête de la coupe du Président. Cette fois-ci, c’est au tour de Félix et des Tigres de tenter leur chance pour mettre la main sur le précieux trophée. Bien conscient de cette richesse, le plus jeune n’hésite pas à contacter son frère pour obtenir des conseils. «Je lui ai téléphoné à quelques reprises pour savoir comment agir. L’an dernier, il ne jouait pas beaucoup et c’est un peu mon cas cette année. Ce n’est pas toujours facile. Je tente de lui parler afin qu’il me donne des petits trucs.»

«Quand il m’appelle, je lui raconte ce que j’ai fait pour passer à travers certaines périodes plus difficiles. Il m’arrive de lui donner quelques conseils sur les choses qu’il doit travailler pour que l’entraîneur l’utilise davantage», a fait valoir l’aîné en terminant.

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