Une septième édition réussie pour Champ libre

Ayant pris le flambeau de la Ville de Victoriaville après six ans d’engagement, Atoll art actuel a coordonné, lors du dernier week-end au Boisé-des-Frères, la septième édition de l’activité Champ libre.

Pendant deux jours, les six artistes invités (deux provenaient de la région) devaient procéder à diverses créations en direct dans la nature. Cette année, la thématique était Le soin du vivant. Avec leurs œuvres, les artistes se sont notamment interrogés sur nos manières d’habiter, de transformer et de coexister avec les milieux vivants. Sur le site qui leur était attribué dans le boisé, les invités ont notamment exploré des questions liées à l’espace, le lieu et à l’histoire. « Ça a joué beaucoup sur ce que l’œuvre allait devenir », a indiqué la directrice générale et artistique d’Atoll art actuel, Catherine Magnan.

Une des artistes, située près d’un ruisseau, a par exemple profité de son lieu de création pour confectionner une œuvre qui se voulait un habitat pour les animaux et les insectes.

Au terme des deux jours d’activités, ce sont plus d’une centaine de personnes qui ont fréquenté les lieux pour observer les différentes créations, selon Mme Magnan. Cette dernière estime que l’événement a été un succès. L’objectif, a-t-elle mentionné, serait qu’Atoll art actuel demeure à la tête de Champ libre pour les prochaines années, avec le soutien de la Ville si possible.

Notons que les œuvres seront affichées dans le Boisé-des-Frères jusqu’à la fin du mois d’octobre. « Les œuvres vont probablement se détériorer avec les intempéries. C’est voulu et c’est pensé de cette manière », a précisé Catherine Magnan.

Les créations ont été le travail des artistes Alex Côté Hallée, Annie Baillargeon, Christine Ouellette, Marie-Aube Laniel, Sara Hini et Sarabeth Triviño

La table ronde suscite de l’intérêt

Lors de la deuxième journée (dimanche), et ce pour la première fois, une table ronde a été organisée pendant Champ libre. Cette discussion a duré près de deux heures et était menée par trois personnes, soit la chargée de projet chez Atoll art actuel, Anne-Sophie Gendron, une employée du Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+), Charlotte Giard-Laliberté, et une commissaire indépendante, Ariel Rondeau.

L’objectif était de discuter de la thématique sur Le soin du vivant. « Ce n’est pas banal de prendre soin de ce qui a autour de nous. On souhaite que ça impacte plus grand que nous. Le but est que ça fasse des petits et que la bienveillance quand on se promène en nature redevienne une priorité, autant pour le politique que pour la communauté », a souhaité Mme Gendron.

Une vingtaine de visiteurs ont assisté à la table ronde. Anne-Sophie Gendron s’est réjouie de l’intérêt porté pour la discussion. « On se surprend soi-même du succès de quelque chose. On ne sait jamais au début la manière dont le tout va se dérouler. Il y avait du public malgré une alerte de pluie. Les gens étaient intéressés et intéressants. Tout le monde s’est vraiment bien entendu sur la thématique », a-t-elle souligné.

« Je pense vraiment que le sujet a fait écho avec ce que les gens vivent et réfléchissent de leur côté, a-t-elle ajouté. Ça fait du bien de les mettre en commun. Je crois que les gens m’ont surpris en allant plus loin de ce dont j’avais réfléchi pour la discussion. »

La principale intéressée a ensuite affirmé que le retour d’une table ronde n’était pas à exclure pour la prochaine édition. Toutes les avenues, cependant, seront réfléchies pour améliorer l’expérience de Champ libre. « C’est une belle chose la liberté pour créer des activités. Peut-être qu’on pourrait intégrer un atelier avec des artistes ou ça pourrait être un souper avec notre communauté. Ça peut prendre toutes sortes de formes », a conclu Anne-Sophie Gendron.