«Se croire à l’abri», la phase 2 de l’exposition de José Luis Torres

«Se croire à l’abri», la phase 2 de l’exposition de José Luis Torres
José Luis Torres alors qu'il créait son œuvre extérieure intitulée «Se croire à l'abri». (Photo : www.lanouvelle.net)

L’artiste José Luis Torres est de  retour à Victoriaville afin, cette fois, de réaliser une sculpture de grand format sur le parvis du Carré 150 qu’il intitule «Se croire à l’abri».

Il s’est donné trois journées (24, 25 et 26 juillet) pour réaliser cette grande sculpture, pendant lesquelles il n’hésite pas à s’arrêter et à discuter avec les gens qui ont souvent beaucoup de questions à lui poser sur son œuvre. Il en profite pour les inviter à visiter son exposition à l’intérieur, «Errances», qu’il présente au centre d’art Jacques-et-Michel-Auger du Carré 150. Pour lui, il s’agit d’un bon moyen de médiation culturelle, un outil important à ses yeux.

On sait que l’artiste travaille avec des objets du quotidien, trouvés sur les lieux. Cette fois, il utilise une cage en métal (qui sert à entreposer notamment des matières dangereuses) à laquelle il a intégré une base de bois qui accueille successivement et en montant un baril en métal (dans lequel on met habituellement de l’essence), ainsi que des bidons de plastique blancs industriels. Tout cela lui permet d’aborder le thème de l’obsession face à la sécurité. «À l’intérieur, on parle davantage de bureaucratie et ici c’est la sécurité. En fait, on aborde deux éléments : le besoin de tout contrôler et le faux sentiment de sécurité qui peut nous couper de la réalité en créant une zone d’illusion», explique-t-il.

Parce que même si la cage est fermée, la sculpture ressort par un trou du grillage au sommet, d’où le faux sentiment de sécurité. «Il faut intriguer, déstabiliser, sortir les gens de leur zone de confort», croit l’artiste qui va plus loin que la simple œuvre. «L’art n’est pas là uniquement pour embellir ou «ludifier» la vie, elle doit éveiller, désorganiser», ajoute-t-il.

Les œuvres seront exposées jusqu’au 25 août et le sont dans le cadre de la 8e Biennale nationale de sculpture contemporaine. L’artiste a une feuille de route impressionnante et a expliqué qu’après son passage à Victoriaville, il se dirigeait vers Montréal pour réaliser une exposition de longue durée (on parle de cinq ans) à la Grande Bibliothèque.

Et des ateliers

 

Caroline Moreau était responsable de l’atelier du mercredi en lien avec le thème de l’exposition de José Luis Torres.

En lien avec la thématique de cette œuvre créée sur place, des ateliers de médiation culturelle étaient proposés pendant la semaine. Élaborés avec des artistes de la région, ils proposent des démarches contemporaines, dont les résultats viendront s’ajouter à l’exposition intérieure et à l’œuvre extérieure.

Mercredi, c’est l’artiste Caroline Moreau qui a proposé un atelier lors duquel les gens étaient invités à s’exprimer sur un carré de bâche (les toiles bleues ouvertes qu’on utilise souvent pour abriter des objets ou des gens des intempéries). Les carrés, une fois personnalisés, sont reliés pour créer un abri collaboratif.

Le 24 juillet, l’atelier était organisé par Carole Hébert alors que le jeudi 26 juillet, Nicole Prince et Véronique Pepin auront chacune le leur.

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Ça vaut le détournement
Ça vaut le détournement
4 années

Je n’ai jamais rien vu de si beau ,cà vaut le détournement ne manquez pas ca