Salle Kingsey : rires et émotions avec trois productions théâtrales estivales

Cet été, ce n’est pas une production théâtrale que propose la Salle Kingsey de Kingsey Falls, ce sont en fait trois propositions qui sont à l’affiche au cours des prochaines semaines.

Le tout est déjà commencé avec les représentations de Fleurs d’acier. En effet, les spectateurs ont l’occasion depuis le 2 juillet d’apprécier une pièce drôle, mais touchante à la fois qui permet d’entrer dans le quotidien de six femmes qui se retrouvent tous les samedis matin au salon de coiffure Chez Thérèse.

L’action se passe dans les années 80 avec les coiffures, les décors de l’époque, mais aussi avec les tendances et les traditions de ce moment. La mise en scène d’Alain Zouvi pour cette œuvre de Robert Harling (traduction de Michel Tremblay) est intelligente et accessible.

Et que dire des comédiennes, Josée Beaulieu, Flavie Bourgeois, Louise Cardinal, Louise Deschâtelets, Nathalie Malette et Myriam Poirier qui font véritablement revivre l’époque. Avec leur dynamisme et leur jeu, elles plongent la salle dans leur monde inventé et tous deviennent parties prenantes de l’action.

Bien que la salle n’était pas pleine jeudi soir, les spectateurs, dont plusieurs avaient fait plus d’une heure de route pour venir au théâtre, comme le propriétaire Stéhane Dubois l’a souligné au début, ont eu droit à toute l’énergie de la distribution afin de faire vivre à tous une belle soirée en compagnie de femmes attachantes.

La série théâtrale se poursuivra du 30 juillet au 9 août avec Douze hommes en colère de Réginald Rose. Après une œuvre entièrement féminine, c’est le masculin qui s’empare de la scène de la Salle Kingsey avec cette proposition. Une pièce qui suggère un huis clos où un jury de 12 hommes doit décider du sort d’un jeune homme accusé d’homicide.

Puis, pour couronner le tout, les deux sexes seront représentés du 13 au 30 août grâce à Si Dieu le veut. Cette fois, c’est l’histoire de la lutte au Québec qui est mise de l’avant avec ce théâtre documentaire mettant en vedette Stéphane E. Roy, Amélie Grenier et Martin Larocque. Plusieurs se souviennent de ces dimanches matin où deux activités principales étaient au programme : la messe et la lutte.

La tradition se poursuit

Comme l’explique Stéphane Dubois, propriétaire de la salle depuis quatre ans maintenant, il souhaite conserver cette tradition estivale de théâtre dans cette salle mythique où de nombreuses pièces ont été offertes mettant en vedette notamment les Martin Drainville ou Marcel Leboeuf, pour ne nommer que ceux-là.

Il faut dire que la collaboration avec l’ancien propriétaire, Jean-Bernard Hébert, qui est toujours à la tête du théâtre de Rougement, rend les choses plus faciles. En effet, comme c’est le cas pour Fleurs d’acier, la pièce est offerte jusqu’au 26 juillet puis prendra l’affiche à Rougement avant de prendre la route pour une tournée provinciale. En ce qui concerne Douze hommes en colère, la pièce est actuellement à l’affiche à Rougement avant de venir s’installer à Kingsey Falls.

Une première

C’est la première fois que la salle accueille trois productions théâtrales estivales. Le propriétaire a découvert, avec les années, que le public de théâtre est intéressé et répond à l’appel de Kingsey Falls. Alors il a voulu leur faire une offre multipliée cet été. “On réussit à avoir une clientèle fiable qui vient nous voir chaque été”, ajoute-t-il.

Et bien qu’il ne soit pas aussi facile de remplir la salle avec le 6e art qu’avec l’humour ou les spectacles musicaux, Stéphane garde le cap au cours de l’été. Tout ça malgré que l’offre en ce sens soit nombreuse un peu partout dans la province avec des productions d’envergure, notamment.

Le propriétaire continue de tirer son épingle du jeu, lui qui s’est découvert un amour pour le théâtre, une forme d’art qu’il connaissait peu avant d’acquérir la salle de Kingsey Falls.

D’ailleurs, il annonce que la pièce de l’été prochain est déjà arrêtée. Il offrira en effet Les Nonnes avec Dorothée Berryman, Chantal Lamarre, Rosie-Anne Bérubé, Caroline Lavigne, Lili-Ann de Francesco et Andy St-Louis.

Stéphane se démarque également de ses prédécesseurs aussi parce qu’il parvient à offrir des spectacles tout au long de l’année, hiver comme été.