Rainer Schatz pose ses valises et ses toiles à Victoriaville
Depuis avril, l’Allemand d’origine Rainer Schatz est installé à Victoriaville. L’homme maintenant âgé de 80 ans continue de vivre sa passion artistique.
Installé dans son logement de la rue Notre-Dame Ouest, M. Schatz a relaté sa vie mouvementée dans différentes régions du Québec depuis son immigration au Québec en 1975. Il a surtout rappelé son parcours artistique atypique qui lui a permis de rencontrer plusieurs personnalités marquantes du Québec (le jet-set comme il dit lui-même) alors qu’il habitait notamment Montréal.
Chez lui, les murs sont remplis de ses toiles datant de la fin des années 1990 jusqu’à aujourd’hui. En tout, ce sont plus d’une centaine d’œuvres qu’il aimerait bien montrer aux gens de sa nouvelle ville d’adoption dans le cadre d’une exposition.
Artiste autodidacte, l’électricien de métier (en Allemagne) a expliqué qu’il avait toujours eu de la curiosité pour les musées et l’art bien entendu. À son arrivée au Québec, ne pouvant être électricien (obtenir les équivalences), il s’est tourné vers la restauration, un autre domaine qui l’intéressait.
Il a alors rénové un café qu’il a ouvert à Montréal et s’est ainsi découvert une facilité à réaliser des décors intérieurs qui ont su retenir l’attention. D’ailleurs, il a toujours une copie d’un magazine de décoration dans lequel un article porte sur son appartement montréalais qu’il a entièrement retapé. “Je me suis alors lancé dans la rénovation pour rendre les lieux artistiques”, note-t-il.
Même chose pour sa première maison, rue Saint-Urbain, qui a aussi fait l’objet d’un article dans une autre revue de décoration bien connue à l’époque. Tout cela en continuant de peindre, ce qu’il fait depuis 1975 alors que sa conjointe de l’époque lui avait acheté de l’aquarelle pour son anniversaire.
Après Montréal, il a vécu quelque temps à Stanhope, où il a beaucoup peint, comme il l’explique. Ensuite, il s’est dirigé vers Sherbrooke où il a aussi participé à des projets de rénovation et même lancé une galerie d’art. C’est donc dire, que peu importe où il passe, Rainer laisse sa trace artistique.
En 1998, il s’est retrouvé à Ham-Nord où il a habité jusqu’en avril. “J’étais venu voir un ami et je suis tombé en amour avec le paysage”, confie-t-il. Encore là, il a acheté une maison qu’il a rénovée avant d’en construire une autre qu’il a récemment vendue.
Il se retrouve donc à Victoriaville où il espère maintenant laisser sa marque artistique, comme dans les autres villes qu’il a adoptées. Toujours rempli d’idées qu’il voudrait mettre sur pied, il continue de peindre dans ce logement baigné d’une belle lumière naturelle tout au long de la journée, qu’il sait apprécier.
Il a encore la fougue de l’art et de la création. Jusqu’à maintenant, il a eu une vie bien remplie de plein d’expériences variées et souhaite faire un autre bout de chemin à Victoriaville, municipalité à proximité de Ham-Nord, où il a encore des amis et des connaissances.
