Louise Pinard veut faire rayonner le Musée Laurier
Depuis le 3 novembre, Louise Pinard agit à titre de directrice générale de la Société du Musée Laurier de Victoriaville (SML) qui comprend le Musée Laurier, l’Hôtel des Postes, le Maison et la Grange Fleury. Il s’agit d’un retour aux sources pour cette Victoriavilloise qui habitait Saint-Lambert depuis 2020.
Rencontrée directement dans la maison de Wilfrid Laurier, Louise Pinard a indiqué qu’elle s’était sentie appelée par ce poste qu’elle a vu afficher l’été dernier. “À ce moment, j’ai réalisé que j’avais le goût d’autre chose et de revenir à Victo”, a-t-elle dit d’entrée de jeu. C’est ainsi qu’après avoir consulté sa famille, elle a postulé pour le poste qu’elle occupe avec joie et fierté depuis quelques semaines seulement. “Me revoici à Victoriaville”, lance-t-elle.
Mme Pinard possède une solide expérience en gestion administrative, gestion des opérations et des ressources humaines. Elle a œuvré dans différents organismes, notamment en philanthropie dans une fondation de même qu’au sein d’un organisme communautaire (Répit-Jeunesse). En acceptant ce poste au Musée Laurier, elle désire notamment utiliser son bagage philanthropique afin de répondre aux besoins de l’organisme. “Nous allons continuer la mise en place du plan d’action déjà élaboré”, mentionne-t-elle en soulignant qu’elle ferait cela en collégialité avec Sara Legault qui occupe le poste de directrice, responsable de la muséologie et de la conservation. “Mais aussi avec toute l’équipe et les membres du conseil d’administration. Des gens dédiés qui veulent faire avancer le Musée”, ajoute-t-elle.
Dans cette nouvelle fonction, elle souhaite amener à un autre niveau la visibilité, la notoriété, la reconnaissance de même que la fréquentation des lieux historiques qu’elle dirige. “Tout le monde connaît le Musée Laurier, mais personne ne le connaît”, ironise-t-elle.
En effet, outre les lieux, la Société du Musée Laurie propose des expositions et des activités variées, tout au long de l’année dans les différentes installations. La directrice générale veut donc mettre à l’avant-plan ce “joyau” de Victoriaville. “Il faut mieux le faire connaître, produire du contenu”, insiste-t-elle. Tout cela dans la continuité du travail déjà réalisé par sa prédécesseure, Mélisa Morissette. “Je reprends le flambeau tout en continuant dans le même sens”, ajoute-t-elle.
Femme de défis, elle sait bien que les bâtiments historiques ont besoin d’investissements et compte mettre son talent à profit pour trouver les fonds nécessaires aux travaux qui doivent être réalisés. Par exemple, du côté du Musée, l’isolation, le toit et les oriels nécessitent des travaux. “Les besoins sont grands”, résume-t-elle. Bien sûr, les bâtiments ont de l’âge et doivent être constamment mis à niveau et, pour ce faire, des subventions (qu’il faut demander”) sont nécessaires.
Louise Pinard est en poste depuis quelques semaines seulement. Elle prend le temps de consulter les dossiers afin de bien comprendre la situation de même que les enjeux tant organisationnels que stratégiques et entend mettre de l’avant, bientôt, un plan de communication fort afin de faire rayonner les lieux. On pourra aussi la voir impliquée à différents niveaux puisqu’elle développera des liens, des relations avec les gens qui ont un intérêt pour la muséologie, donc pour la SML. Déjà, l’organisation bénéficie d’une hausse bienvenue du financement du Programme d’aide au fonctionnement des institutions muséales (PAFIM), qui permet à l’équipe de souffler un peu et de travailler sur plusieurs projets. Elle arrive donc dans un tout nouveau domaine, celui de la muséologie qu’elle connaît moins, mais qu’elle découvre avec bonheur. Très heureuse d’être revenue chez elle à Victoriaville, elle se sent à sa place dans cette nouvelle fonction.
Des activités
Différentes activités sont au programme pour la SML au cours des prochaines semaines. Par exemple, le Musée Laurier s’est paré, jusqu’au 4 janvier, de ses plus beaux atours de Noël et les visiteurs apprécient grandement de voir le grand salon décoré et la salle à manger prête à recevoir les invités pour un grand banquet. Il y a également des salons de thé de Noël qu’on peut réserver. Du côté de l’Hôtel des Postes, l’exposition Le temps des rêves se poursuit jusqu’au 11 janvier et des annonces seront faites au début de la prochaine année pour celles qui viendront par la suite.
“Je me sens à ma place. Il y a des défis de taille à réaliser qui ne me font pas peur”, termine-t-elle.
