Les Fêtes victoriennes se préparent

Les Fêtes victoriennes reviennent pour une 26e année, du 4 au 7 septembre, dans les jardins du Musée Laurier. Le comité organisateur, les comédiens et auteurs impliqués invitent les citoyens à enfiler leurs plus beaux habits pour replonger à l’époque victorienne d’Arthabaskaville.

Théâtre, grand bal et visites historiques, les amateurs de l’époque victorienne seront servis cette année encore. Près de cinquante personnes s’affairent déjà à organiser ces quatre jours de festivités. “Pour nous, c’est vraiment d’amener une culture différente. La musique est très vivante, mais nous voulons mettre de l’avant le théâtre extérieur. Il s’agit de ramener l’histoire, la musique et la danse d’autrefois, des contes, et ce, pour tout le monde. Nous voulons laisser une place au théâtre”, a mentionné la présidente, Jocelyne Lévis.

Le vendredi, Ghislain Jutras et ses musiciens animeront la soirée de musique et danses traditionnelles dès 19 h 30 au Pavillon Arthabaska. Au coût de 20 $, Donald Dubuc et Essouma Long seront les invités spéciaux de la soirée. Dès 10 h, samedi, le Musée Laurier ouvrira ses portes pour des visites, de même que pour l’église Saint-Christophe à 11 h. André Verville agira à titre de guide pour faire connaître aux visiteurs les grandes lignes de l’architecture historique du bâtiment. En nouveauté cette année, la visite inclura une partie sur la petite chapelle située dans le cimetière de l’église.

À 13 h 30, Nancy Shaink débutera la visite de la rue Laurier, lieu où l’architecture victorienne est encore présente aujourd’hui. Selon Mme Lévis, et sa collègue Julie Houle, des détails historiques y seront notamment partagés. Le départ se fera à l’église Saint-Christophe. Une autre nouveauté cette année, en collaboration avec le programme Leader Plus de l’école secondaire Le tandem, de jeunes conteurs feront la lecture de textes dans les jardins du Musée Laurier à 15 h. “Nous voulions impliquer notre relève. C’est aussi de faire découvrir cet événement-là aux jeunes. C’est également une façon d’amener du nouveau monde”, a expliqué la directrice artistique, Julie Houle.

Nancy Shaink présentera les personnalités importantes de l’époque victorienne lors de la visite du cimetière Saint-Christophe dès 16 h 30. Les danseurs pourront se réunir à 14 h lors d’un atelier de danse (10 $), en prévision du grand Bal des Étoiles qui aura lieu à 19 h 30, au Pavillon Arthabaska. Le maître de danse Quentin Lavier et le Quatuor Montcalm feront valser les danseurs à travers des robes tournoyantes et de la galanterie à l’état pur. “C’est une soirée qui fait rêver. C’est magique!” Les billets sont en prévente au coût de 30 $, ou 35 $ le soir même.

L’organisation des Fêtes victoriennes précise que d’innombrables costumes et robes de soirée sont en location au Costumier victorien pour vivre pleinement la magie de l’époque. Le dimanche, le thé sera servi à l’extérieur dans les jardins du Musée Laurier dès midi. L’exposition Une lettre à mes ancêtres sera dévoilée, alors que quelques personnes, avec l’aide de Kim Godbout, ont composé des lettres grâce à des photos de leur famille.

Un autre atelier de danse aura lieu à 13 h, tout juste avant la présentation des pièces de théâtre La légende des langues de feu, de Marie-Michèle Gingras, et L’apprentie sorcière. Les conteurs Richard Gamache, Nicole Dargy, Éric Mercier, Serge Perrin et Louise Magnan divertiront les participants tout au long de l’après-midi.

Pour cette 26e édition, l’organisation a choisi le thème Plus grand que nature. “Chaque année, nous avons un thème particulier que nous tentons d’inclure dans nos pièces de théâtre. Nous sommes revenus dans notre répertoire de pièces. Cette année, nous jouerons les deux pièces une seule fois, alors les participants ne verront que des choses différentes pendant la journée”, a ajouté la metteuse en scène de L’apprentie sorcière, Julie Houle.

La fin de semaine se conclura le lundi de la fête du Travail alors que le Parcours Culture Nature sera accessible gratuitement. Ce circuit vise à relier les principaux attraits du Viel Arthabaska. D’ailleurs le projet Correspondance s’y joindra, avec un parcours de huit boîtes aux lettres où se cachent deux histoires d’époque à découvrir. L’organisation attend avec impatience le début des festivités pour partager et faire voyager les gens à une autre époque. De 800 à 1000 citoyens prennent habituellement part à l’événement. Les activités générales, qui auront lieu au cours de la fin de semaine, coûteront 5 $ ou, comme aiment bien le dire les deux représentantes, “une activité pour un Laurier”.