L’Entre-Choc fête son 40e anniversaire
L’école de danse victoriavilloise l’Entre-Choc célèbre cette année son 40e anniversaire. Quatre décennies à faire vivre la danse à des centaines d’élèves de tous les âges.
Rencontrée sur les lieux alors qu’elle terminait de donner un cours aux élèves de secondaire II de la concentration danse, la fondatrice Marie-Hélène Carrier est revenue sur l’histoire de cette école qu’elle a fait naître en 1986 alors qu’elle avait tout juste 19 ans. C’est avec sa mère Pierrette St-Cyr, elle aussi danseuse, que Marie-Hélène a mis sur pied cette école. “Il fallait être colonisateur de la danse à cette époque”, se souvient-elle.
En effet, même si la Ville de Victoriaville offrait déjà à ce moment une école de danse classique, Marie-Hélène, venue de Plessisville, voulait offrir un autre défi aux élèves. “Je suis partie de zéro, personne ne me connaissait à l’époque”, souligne-t-elle.
Elle a alors proposé des cours de jazz moderne, dans un local loué dans la salle des Chevaliers de Colomb (maintenant le stationnement de l’école La Ribambelle), quelques années avant de venir louer au 14, rue Perreault dans un bâtiment dont l’école fera l’achat un peu plus tard et où les cours sont encore offerts aujourd’hui sur deux étages.
Mais ce ne sont pas que les cours que Marie-Hélène souhaitait. Elle désirait en effet depuis le départ offrir des spectacles de danse à la population. “Il n’y en avait pas à ce moment”, mentionne-t-elle. Ainsi, chaque année au printemps, elle s’est fait un devoir de présenter, dans des conditions pas toujours évidentes, des spectacles.
Ceux-ci ont débuté du côté de l’école secondaire, où l’équipement était quasi-inexistant, avant de s’installer au Cinéma Laurier (où il n’y avait pas davantage de commodités, mais un plus grand nombre de sièges). “Tout cela pendant 30 ans, avant la construction du Carré 150 qui nous a menés à la même place que les autres villes” ajoute-t-elle.
Ces 30 premières années ont demandé beaucoup d’efforts, de travail et d’imagination afin de permettre aux élèves et aux spectateurs de profiter de prestations intéressantes. “Il fallait être jeune et remplie de rêves”, estime Marie-Hélène.
Grâce à sa détermination sans faille, elle a tout bâti. “Je n’ai jamais rêvé d’être une danseuse, mais bien d’enseigner la danse. Mes études ont d’ailleurs été liées à ça”, fait-elle savoir. Ainsi, comme elle l’ajoute, elle désire encore et toujours former de bonnes danseuses (ce sont en majorité des filles) afin qu’elles puissent monter sur scène. “Je veux développer des interprètes puisque ce qui m’allume, c’est de faire des spectacles”, réitère-t-elle.
Et elle en a fait de ces spectacles, encore et toujours, ne ménageant jamais les efforts et le surpassement. Des 60 élèves de la première session, en 1986, l’école qui a ajouté la danse classique et le hip-hop à sa proposition a évolué jusqu’à atteindre, 40 ans plus tard, 700 élèves. Ce sont ainsi 17 enseignantes, avec Marie-Hélène, qui veillent à leur formation.
Malgré les années qui passent, la fondatrice conserve sa fougue du début. Son travail à l’école de danse et la préparation des spectacles qu’elle conçoit et dirige toujours continue de la nourrir et la garder, comme elle le dit si bien, dans un vortex dont elle ne veut pas sortir. “Plus je vieillis, meilleure je suis”, soutient-elle.
Bien sûr, le stress de la préparation des spectacles est assez intense, mais deux semaines après que ceux-ci ont lieu, elle est toujours prête à repartir avec des idées toujours plus imaginatives. Pour faire cela, elle continue de suivre l’évolution de la danse et de se former pour nourrir sa passion.
Afin de souligner ce 40e anniversaire, pas de grande célébration. Bien sûr lors des spectacles de fin d’année l’événement sera souligné, mais sans plus. “Carole Hébert a créé une œuvre avec 40 pointes qui sera exposée le 23 mai lors du spectacle puis elle sera installée à l’école en permanence”, annonce Marie-Hélène. Parlant des spectacles de fin d’année, Don Quichotte sera présenté pour la première fois le 23 mai (représentations à 13 h et 19 h) puis le samedi suivant, c’est le hip-hop qui sera à l’honneur aux mêmes heures avec Passez go. “Comme chaque année, nous essayons toujours de nous dépasser”, conclut-elle.
