Le tatouage se dévoile à la Maison de la culture

De la Fête nationale du Québec jusqu’à la fête du Travail, les trois salles de la Maison de la culture de Warwick accueillent une exposition sur le tatouage.

Intitulé Mémoire sur la peau, l’événement aborde un sujet qui intéresse les petits et les grands. C’est l’une des administratrices du Comité culturel, Raymonde Nault, qui a eu l’idée du sujet. “Le tiers des adultes ont un tatouage”, a-t-elle expliqué en indiquant qu’elle avait réalisé la majeure partie de la recherche sur le thème estival.

On peut ainsi en apprendre davantage sur ce qui est désormais une forme d’art accessible à tous qui remonte à la préhistoire. En effet, dans la première salle, c’est l’historique qui est relaté avec différentes images représentant bien les époques.

On y découvre des tatouages encore intacts retrouvés sur des momies de la préhistoire, mais également les différences qui ont marqué les années en ce qui concerne ces œuvres fixées sur la peau. Un grand nombre d’informations intéressantes qui permettent de revivre l’évolution de ce qui est aujourd’hui anodin pour certains, mais qui a contribué à l’identité de plusieurs au fil du temps.

Qu’il s’agisse de tatouages sacrés au Moyen-Âge ou de dessins pour démontrer son identité en rupture avec les normes établies de l’âge contemporain, le tatouage est devenu “un langage universel intemporel gravé sur la peau”, comme on peut le lire sur les différents panneaux.

Dans la seconde salle d’exposition, les visiteurs pourront découvrir différents témoignages de gens qui se sont fait tatouer. “Il y a plusieurs gens de la région”, note Mme Nault. On peut ainsi voir les tatouages et leur raison d’être, en plus de leurs principales caractéristiques. Les personnes interrogées expliquent également pourquoi ils ont choisi ce mode d’expression, que ce soit pour se raconter ou même se reconstruire.

Puis dans la dernière salle, les visiteurs peuvent apprécier des œuvres de l’artiste dont les tatouages sont mis en valeur dans les deux précédentes. En effet, tatoueur et artiste peintre résidant à Hemmingford, Rik Papineau (Nasiak lorsqu’il s’agit de peinture), présente une partie de son travail dans cette exposition. Des peintures à l’acrylique, à l’aquarelle, mais aussi des tables sont proposées pour compléter l’offre estivale.

Déjà, quelques groupes d’élèves du secondaire de Warwick sont venus découvrir l’exposition qu’ils ont beaucoup appréciée. Maintenant, les gens sont invités à faire de même, entre 9 h et 17 h, dès la Fête nationale du Québec, tous les jours de la semaine.

Une belle façon d’en apprendre davantage sur une forme d’art très ancienne, mais qui a su évoluer avec les années jusqu’à devenir ce qu’elle est aujourd’hui.