La revue Empreintes s’intéresse de nouveau à Victoriaville
Pour son 18e numéro, la revue Empreintes s’arrête de nouveau à Victoriaville. Ainsi, après s’y être attardée en 2018, l’équipe a décidé d’y revenir et propose en première page une toile signée de Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté, intitulée Le village d’Arthabaskaville.
C’est ainsi que l’équipe de la revue d’histoire de la Mauricie et du Centre-du-Québec a choisi, parmi les 11 articles signés qui s’y retrouvent, d’en consacrer huit à la région des Bois-Francs. D’ailleurs, le plus récent numéro est sous la présidence d’honneur de la Société d’histoire et de généalogie de Victoriaville parmi laquelle plusieurs membres ont contribué à la rédaction.
La publication d’une soixantaine de pages commence, après la présentation signée par Pierre Lanthier, avec le Musée Laurier, où a justement eu lieu le lancement de la revue. Le texte, signé de celui qui a dirigé les lieux de nombreuses années, Richard Pedneault, aborde ce lieu historique qui a su évoluer au fil des ans. Il relate l’histoire de la collection du Musée Laurier, entre les années 1929 et 2017. L’article est accompagné de photos représentatives des lieux et des personnages qui y ont évolué au fil du temps.
Ensuite, Josée Crête, retraitée de l’enseignement au programme musique-études de l’école secondaire Le boisé de Victoriaville et formatrice à la Faculté de musique de l’Université Laval, raconte l’évolution des ensembles à vent à Victoriaville et dans la région. Accompagnée par l’historien Jean Roy, Mme Crête retrace l’origine de ces groupes musicaux, présente des faits marquants dont “le bénévolat et le rôle de personnes influentes qui ont contribué à façonner cette riche scène musicale”, peut-on lire en introduction.
Pour demeurer dans le domaine musical, Pierre Ducharme s’est intéressé à la famille Daveluy, un nom bien connu dans la région, et pas seulement à Lucien Daveluy, musicien réputé. Puis place au théâtre avec les mots de Monique T. Giroux qui raconte l’histoire du théâtre à Victoriaville. Intitulé Comédies et drames contribuent à l’éducation et aux fêtes, le texte refait la ligne du temps de cet art qu’on pouvait apprécier dans les écoles au départ, jusqu’au Parminou qui rayonne aujourd’hui à travers la province.
Noël Bolduc prend ensuite la plume afin de refaire l’histoire des industries du meuble et du vêtement qui ont contribué à la croissance industrielle de Victoriaville et tous les changements auxquels elles ont dû faire face. Le journaliste retraité Raymond Tardif contribue aussi à la revue, proposant un texte ayant comme sujet le Chalet des Cèdres et ses métamorphoses au fil du temps.
En page 38, c’est Joseph-Ovila Dubuc, photographe d’Arthabaska, qui prend la vedette avec les mots d’Alain Gervais. Ce dernier relate sa carrière et présente quelques-uns de ses clichés. On peut ensuite, grâce à Maude Bourdeau, en apprendre davantage sur les stratégies des individus du Centre-du-Québec afin d’assurer leur existence et celle de leurs descendants avec le texte intitulé Les stratégies de reproduction les Sylvestre du Centre-du-Québec, 1870-1920. Elle y aborde notamment la mobilité géographique, sociale, le marché de l’argent, la transmission des biens, etc.
Pour compléter le tout, trois sujets mauriciens sont abordés, dont les Ursulines, les entrepreneurs forestiers ainsi que le patriote sarrois, Georges Balcer. C’est donc dire, comme l’a souligné François Roy, directeur de la revue, qu’on y aborde d’intéressants sujets qui touchent autant les individus, les entreprises que les collectivités.
Quant au président de l’organisme, l’ancien député Michel Morin, il a annoncé que le prochain numéro d’Empreintes, prévu pour septembre 2026, aura une signification particulière. En effet, son contenu sera “doublé” comparativement aux éditions habituelles, mais aussi parce qu’il s’agira de la dernière publication de l’équipe qui est en place depuis la fondation de la revue, dont la première a été publiée en 2017. “Une équipe de relève est en train de prendre forme pour assurer la continuité de la revue”, a-t-il précisé.
Celle-ci demeure donc bien présente autant au Centre-du-Québec qu’en Mauricie. En effet, Victoriaville en est à sa deuxième présence significative ayant été la vedette de la publication en 2018 alors qu’on inaugurait les rénovations faites au Grand Union. Elle s’est aussi intéressée à Plessisville en 2022 ainsi qu’à Warwick en 2023.
Tirée à 450 exemplaires, la revue propose habituellement deux publications annuelles. Elle compte 220 abonnés et est disponible à Victoriaville, à la Société d’histoire et de généalogie de même que chez Buropro Citation.
