La conteuse Louise Magnan en résidence pour rencontrer les gens

Jusqu’au 20 juin, la conteuse Louise Magnan s’installe en résidence au Boisé des Frères-du-Sacré-Cœur de Victoriaville. C’est elle qui lance la saison estivale de cet espace de création.

Rencontrée sur place alors qu’elle s’inspirait des lieux, la conteuse a expliqué qu’elle était très heureuse de s’y retrouver, elle qui habite la région depuis quelques années seulement.

Venue de l’Abitibi pour continuer sa vie, Louise Magnan a su s’intégrer au milieu culturel régional et le fait d’avoir obtenu cette résidence lui démontre qu’elle a bien fait sa place et y est acceptée.

Avec son projet Paroles vivantes, elle utilise le conte comme une occasion de rencontre avec chacun. Ces échanges avec les passants sont très importants pour elle et elle y met donc tout le temps nécessaire.

Louise espère s’inspirer de son territoire d’accueil afin de créer de nouveaux récits et d’adapter les contes qu’elle a déjà imaginés dans son Abitibi aux réalités du Centre-du-Québec. “Les deux régions ont beaucoup de choses en commun”, réalise-t-elle. En effet, on retrouve aux deux endroits, par exemple, des personnages colorés de fond de rang ou encore des curés qui ont fait des pactes avec le diable, exemplifie-t-elle.

Les visiteurs pourront ainsi l’aider à réaliser son objectif. Ils sont en effet invités à partager des souvenirs, des rumeurs ou même des menteries avec elle. Ces confidences seront enregistrées ou notées et elle souhaite pouvoir en faire un mélange. “Je veux tirer les histoires du nez des gens”, dit-elle encore. Avec ce jus humain, compare-t-elle, elle veut nourrir ses contes et ce qu’elle raconte.

Tout ce projet de résidence, de rencontres et de parole vivante est très inspirant pour l’artiste. Elle souhaite donc en profiter au maximum et vivre une expérience intéressante. Les gens sont ainsi conviés à venir la voir particulièrement les vendredis et samedis entre 14 h et 19 h.

À la suite de cette résidence, elle verra ce qui s’offre à elle. “Si je me laisse rêver, j’aimerais faire des résidences sur le bord du fleuve ou, pourquoi pas, en Europe”, se permet-elle d’imaginer.

Elle veut aussi partager ses contes particulièrement dans sa nouvelle région qu’elle apprécie tant. Qu’il s’agisse de bibliothèques municipales, dans les villages ou pour les organismes communautaires, elle a envie de continuer d’aller à la rencontre des gens et de simplement raconter. “Je fais ma place à mon rythme”, apprécie-t-elle.