Karolle Grondin présente “Empreintes rupestres… la suite”
L’artiste Karolle Grondin présentera la suite de son exposition “Empreintes rupestres” tout au long de l’été le long de la piste cyclable de Princeville. En partenariat avec la Ville de Princeville, huit œuvres numériques, inspirées d’éléments rocheux notamment, dévoileront les traces que le temps peut laisser sous toutes ses facettes.
Anciennement psychologue en milieu scolaire, la Beauceronne Karolle Grondin vit à Plessisville depuis 1990. Peignant jadis par pur plaisir avec de l’acyclique et des techniques mixtes, elle a diversifié son art grâce à la photographie. “Ce qui me mène à l’art numérique, c’est la capacité et la liberté de créer à l’extérieur de l’atelier. En général, je trouve mon inspiration dans les formes et les abstractions que je vois, que je distingue à travers les photos que je prends. Je m’inspire également des choses de la nature comme l’ombre et la lumière”, a soutenu l’artiste.
C’est avec l’aide de son petit iPad qu’elle façonne ses œuvres numériques. Sous forme de collages, elles arborent différentes textures superposées, comme des birbes de textes, que l’artiste prend notamment dans ses nombreux manuels de psychologie.
“Empreintes rupestres… la suite” démontre une métaphore bien particulière pour l’artiste : les traces que laissent le temps et la nature sur leur passage. “Les traces sur une roche, ça me parle, parce que ça fait des années que la roche est là et elle dure dans le temps avec force. Il y a des traces qui ont été laissées par les éléments naturels. Un peu comme dans une vie, il y a des tracas et des embûches qui te forment personnellement. Il y a une mémoire dans les roches, dans ce qu’elles ont vécu”, a expliqué Mme Grondin.
En partenariat avec la Ville de Princeville, les huit œuvres exposées proviennent de photos que l’artiste avait déjà prises lors de ses multiples sorties au fil des ans. “Ça dépend toujours de la vision de chacun, mais j’aimerais que les gens retiennent la force qui règne dans ces photos. J’aspire à aider les gens à renouer avec leur propre force et leur habileté de résilience. Je souhaite que ces œuvres deviennent sources d’inspiration et d’encouragement lors des épreuves de la vie”, a-t-elle conclu.
L’exposition sera inaugurée le 16 juillet à 17 h derrière la bibliothèque Madeleine-Bélanger.
Des projets à découvrir
Grâce à son art, Karolle Grondin collabore actuellement à la confection de la couverture du dernier tome de la trilogie de l’écrivaine franco-ontarienne, Marie-Thé Morin. Une de ses œuvres de peinture acrylique, tirée de la série “Minéralité”, est également visible dans le bureau de Plessisville du député Alex Boissonneault.
Mme Grondin participe également à une exposition collective au Parc du Boisé-des-Frères-du-Sacré-Cœur à Victoriaville, mise sur pied par des artistes membres du centre d’artiste autogéré Atoll.
De plus, l’artiste a présenté une trentaine photographies en noir et blanc de son exposition “Force et résilience” au musée Marius-Barbeau de Saint-Joseph-de-Beauce de mars à mai 2025. Cet événement a permis d’amasser 1245 $ pour la Maison de la famille de Sainte-Marie-de-Beauce.
