Installations sonores du FIMAV : 10 arrêts artistiques incontournables
Comme c’est devenu une tradition depuis 16 éditions maintenant, les Installations sonores du Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV) ont pris place à la place Sainte-Victoire. En tout, 10 œuvres sonores sont ainsi à découvrir du 11 au 17 mai.
En faisant la visite avec le commissaire Érick d’Orion, on apprend que des conteneurs se sont ajoutés cette année, permettant désormais à quatre installations sonores de s’y installer, en toute sécurité. “Ça permet de présenter des œuvres plus complexes”, a-t-il mentionné d’entrée de jeu. Avec celles qui sont proposées à la Bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot, la Vélogare, dans la vitrine de Gérald Musique et au Centre d’art Jacques-et-Michel-Auger, ce sont désormais sept œuvres sur dix qui sont à l’abri des intempéries. Le circuit, qui avait accueilli 14 000 visiteurs l’an dernier, comme le rappelle Érick, expose encore une fois des propositions artistiques intéressantes et audacieuses.
Le parcours débute à la Bibliothèque avec Pierre-Luc Sénéral et Inside the Roar. Dans la salle d’exposition obscure, un orchestre de haut-parleurs accueille les visiteurs. Chacun présente une voix de ce chœur Growlers, qui s’est produit au FIMAV il y a quelques années, dans une composition d’une vingtaine de minutes.
Puis c’est à l’agora qu’il faut aller afin de découvrir Cueillir les hertz de Florence-Delphine Roux. Celle-ci explique les trois antennes et les différents fréquences et radios qu’elles présentent. “Chaque antenne est une voix”, note l’artiste qui était tout près de son travail.
D’ailleurs, cette année, comme l’explique le commissaire, presque tous les artistes sont présents toute la semaine du festival afin de rencontrer les gens et expliquer les œuvres.
Le parcours se poursuit ensuite aux abords de la piste cyclable où Tania Bonardo-Pellerin présente Biophonie des marais. Sur une table sont posés des lecteurs de cassettes qui présentent des collages de sons enregistrés. “Je travaille le son de manière concrète”, mentionne l’artiste qui explique avoir fait le montage et étiré les boucles des enregistrements.
Le circuit s’arrête ensuite au terrain de pétanque où Principle of Sound du groupe ontarien Resistor est présenté. L’installation se veut une métaphore et un hommage de solidarité palestinienne.
Il ne faut pas manquer le travail de Ghislain Roy à la Vélogare qui offre De tout cela, résultait un fin poudroiement doré alimenté de l’intérieur d’une bizarre lumière. Un long titre pour expliquer ce qu’il faut voir, soit des instruments inventés qu’il fera jouer tout au long de la semaine. Le même artiste propose à l’extérieur une autre installation, soit une vidéo des différents modules construits en performance. Puis rue de la Gare, Luc Bonin expose Le Night Shift Orchestra, où on peut voir des papillons et insectes se déposer sur des instruments et ainsi créer des sons qui ont été ensuite liés pour devenir une composition.
À proximité, François Québillon offre une réflexion sur le côté éphémère de la technologie avec Quelque part entre la singularité technologique et la singularité écologique. En remontant la rue Notre-Dame, il faut s’arrêter à la vitrine de Gérald Musique où Andrew Beaudoin expose Entrentendre avant de se diriger vers le Carré 150 où Martin Tétreault présente une rétrospective de son travail bien originale avec Panorama.
