FIMAV 42 : succès artistique et optimisme pour l’avenir
Interrogé pour savoir comment il qualifiait en quelques mots l’édition 2026 du Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV) qui s’est tenue du 1er au 17 mai, son directeur général et artistique Scott Thomson a indiqué que l’événement a été un succès artistique qui amène de l’optimisme pour l’avenir.
D’entrée de jeu, il a souligné que le pari de rendre accessibles les différentes activités à l’horaire du FIMAV aux gens de Victoriaville avait été gagné. “Seulement pour le concert de la Fanfare Pourpour dimanche sur la scène Pierre-Bruneau de la place Sainte-Victoire, on a estimé la foule à 500 personnes. Ç’a été un énorme succès et c’est clair que nos gestes vers l’accessibilité ont donné quelque chose.”
En effet, grâce à des concerts en salle à des prix réduits (30 $, 25 $ et même 10 $), à d’autres entièrement gratuits, à des événements satellites et à l’avènement du QG où des prestations offertes ont été bien appréciées, le directeur général estime avoir trouvé une formule qui lui permettra d’atteindre son but qui est de démocratiser ce festival qu’il dirige depuis quelques années seulement. D’ailleurs, il souhaite reprendre le même modèle l’an prochain, si possible. “C’est une approche et c’est clair avec le conseil d’administration que nous voulons le conserver”, fait-il savoir.
Si d’intégrer les gens de Victoriaville et de la région est important, voire prioritaire pour l’équipe du FIMAV, dans cette philosophie d’accessibilité, Scott Thomson souligne de plus que dans les prochaines années, le climat financier actuel et futur fera probablement en sorte qu’il sera de plus en plus difficile d’attirer les touristes de l’extérieur à Victoriaville pour le Festival. “Et il y a, je le constate, un public local pour le FIMAV”, ajoute-t-il.
Le directeur estime ainsi qu’il faut poser des gestes concrets pour intéresser les gens du coin afin qu’ils “se sentent inclus”. C’est donc un processus stratégique qu’il lance cette année afin de faire tomber “des barrières historiques” avec le Festival.
Les chiffres
Puisqu’il faut parler de chiffres, le directeur général estime l’achalandage aux concerts payants, gratuits et à la programmation cinéma à 3679 spectateurs. Un chiffre difficile à comparer avec celui de 2024 (3080) alors que l’événement était en transition et à celui de l’an passé lorsque la programmation avait été réduite à une journée d’événement.
En effet, si 14 concerts impliquaient un coût d’entrée, ce sont 25 qui ont été offerts en tout lors de l’édition 2026. Il va sans dire que les choix de cette année axés sur l’accessibilité auront des coûts, bien entendu. Mais pour le directeur général, qui prévoit un déficit financier comme pour beaucoup d’organisations artistiques s’empresse-t-il s’ajouter, il s’agit de dépenses stratégiques et d’un investissement pour l’avenir.
Quant aux Installations sonores, qui sont désormais ancrées dans la tradition du FIMAV et un arrêt incontournable pour plusieurs citoyens et festivaliers, Scott Thomson indique que 12 011 personnes les auraient appréciées cette année. Cela représente une diminution comparativement à l’année dernière (alors qu’on en avait comptabilité 14 000), mais elle s’explique par les conditions climatiques fraîches et pluvieuses de la dernière semaine comparativement à l’an dernier où le beau temps et la chaleur avaient été de la partie. “D’ailleurs, je tiens à remercier tous les bénévoles qui ont été sur place toute la semaine”, apprécie-t-il.
Renouveau
C’est tout un défi que s’est lancé la nouvelle équipe du FIMAV que d’en transformer l’image à Victoriaville tout en conservant les fidèles festivaliers. La programmation doit plaire à tous les publics et cet objectif, en proposant différentes options artistiques pour différents publics, a probablement été atteint. La Fanfare Pourpour, entre autres, a visiblement touché la cible. “C’était un choix stratégique que d’inviter la Fanfare”, souligne le directeur artistique.
En plus de faire un pas vers le public avec ce choix artistique, Scott estime que cette prestation a apporté de la joie à ceux et celles qui sont venus à ce spectacle présenté gratuitement à l’extérieur alors que le beau temps était de la partie.
Dans son vocabulaire, le mot “joie” revient d’ailleurs souvent. Pour lui, ce concept est important. “Je suis directeur d’un festival”, dit-il tout simplement. L’aspect festif et joyeux demeure donc au cœur de ses préoccupations.
Scott Thomson est optimiste pour l’avenir du FIMAV et a l’intention de commencer bientôt à travailler sur l’édition 2027.
