Collectif Omnivart  s’arrête à Victoriaville pour cueillir des sons et des végétaux

Dans le cadre de son projet de création d’un herbier sonore, le collectif Omnivart, constitué d’Angèle Courville et de Philippe-Emmanuel David, s’est arrêté à Victoriaville il y a quelques jours pour une courte résidence artistique.

C’est au Boisé des Frères-du-Sacré-Cœur que le duo a pu se poser. Il a ainsi profité des lieux afin de cueillir dans la nature environnante des sons de même que des végétaux qui viendront s’intégrer dans cet herbier sonore poétique qu’il est à constituer.

Le couple a l’intention, pour ce projet ambitieux, de visiter au cours des 5 prochaines années, une cinquantaine de villes du Québec pour en immortaliser les sons de même que la musique produite par différents végétaux.

Résidant dans la région métropolitaine, le collectif connaît toutefois bien Victoriaville où il a eu l’occasion de venir pour deux projets précédents.

Ainsi, après avoir créé des photos sonores, puis Chlorophone (une performance déambulatoire), Angèle et Philippe-Emmanuel sont de retour à Victoriaville. “Une rare ville où il y a une résidence de création”, apprécient-ils.

Leur mission lors de leur passage de trois jours était donc de caractériser les végétaux du territoire avec leur équipement sonore, mais aussi faire de la cueillette permettant d’immortaliser par l’entremise de la technique du cyanotype leurs sources d’inspiration. Tout cela permettra au fil du temps de créer un herbier sonore appuyé d’images, une carte du Québec différente.

Lors de leur séjour, ils ont eu l’occasion de discuter avec l’arboriculteur Hubert Guillemette. Cela leur a permis de déterminer les essences d’arbres signifiantes pour la municipalité et la région. Parce que le projet d’herbier permet d’en apprendre davantage sur la flore québécoise même si ce n’est pas le but premier. “On veut faire vivre une émotion, mais il y a toujours une partie documentaire à notre travail puisqu’on inclut par exemple, les coordonnées géographiques”, note Angèle.

Dans sa démarche, le collectif déambule dans les lieux, regarde les végétaux et détermine celui qui viendra le principal de la cueillette. Ensuite Philippe-Emmanuel branche son équipement sur les feuilles et voit ce qu’elles génèrent comme sons ou musique. Ces enregistrements sont ensuite modifiés artistiquement et le tout sera proposé dans le cadre d’une exposition sonovisuelle qui sera présentée notamment à Victoriaville le printemps prochain (date et lieu à venir).

Avec ce travail, le duo veut mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel des différents territoires visités permettant ainsi de prendre conscience de la nature qui nous entoure.

Les deux musiciens de formation vont ainsi plus loin avec ce projet d’herbier sonore en sensibilisant ceux qui l’apprécieront, à la grande richesse écologique et l’importance de la préserver.