Alexandre Evans lance son premier mini-EP

Depuis quelques jours, les gens peuvent écouter le premier mini-EP signé par le Victoriavillois d’origine Alexandre Evans.

L’auteur-compositeur-interprète qui habite maintenant Montréal y propose deux chansons francophones qu’on peut écouter sur les plateformes : Semer un jardin et Jardin de roses. En entretien téléphonique, il a expliqué qu’il avait autoproduit ce mini-EP sur lequel on peut entendre la contribution de ses amis musiciens Leslie Torck aux claviers, Alice St-Onge Ricard à la flûte de même que Julie Anne Miquelon à la voix. On peut aussi apprécier la voix de sa mère, Geneviève Labbé, et sa sœur Micha Evans qui agit à titre de chanteuse invitée.

Ce mini-EP a vu le jour, pour commencer, afin de compléter le projet de fin d’études de son baccalauréat en musique. Pour cela, il a présenté un spectacle le 22 avril au Quai des Brumes de Montréal. “Je voulais que le public ait quelque chose à écouter à la suite de cela et en attendant le prochain spectacle”, a-t-il justifié.

Il lui a aussi permis de réaliser un projet de cœur et de famille après un hiver qu’il a qualifié de difficile côté santé mentale. “J’ai passé un bout “rough”, mais j’ai eu de l’aide”, confie-t-il en indiquant que cela avait également nécessité une pause dans sa carrière. “Ce pas de recul m’a fait du bien”, ajoute-t-il en se disant rempli de gratitude pour les gens qui l’ont alors entouré, de même que sa famille.  Cela lui a permis de découvrir qu’il se mettait beaucoup trop de pression pour sa carrière musicale, pour jouer la “game du show-business” comme il dit si bien. Il a donc décidé d’y aller de façon collaborative avec ses amis et pour le simple plaisir de faire de la musique pour se faire du bien.

Heureusement, même si la fin de son baccalauréat semblait une montagne à surmonter, il est parvenu à compléter le cursus musical et a retrouvé sa motivation.

Pas étonnant alors que les deux chansons proposées portent un message d’espoir tout en évoquant les enjeux de santé mentale de même que la spiritualité. Tout cela dans un univers musical enveloppant qui démontre bien l’ampleur du talent du musicien qui s’est spécialisé en batterie.

Alexandre Evans se dit bien fier des deux compositions présentées et il espère simplement qu’elles soient écoutées. Mais déjà, elles ont une portée qu’il n’avait pas prévue. En effet, Semer un jardin a déjà eu des impacts et lui a permis de rencontrer Steve Auger de l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS). Alexandre a ainsi choisi de s’impliquer à sa manière pour cet organisme et a même décidé de reprendre les études, à l’automne 2027, en travail social. “J’ai toujours été impliqué dans différentes causes et ça me permettra d’avoir un emploi stable lors des périodes creuses en musique”, estime-t-il.

Pour ce qui est de la prochaine année, jusqu’à la reprise des études, il en profitera pour offrir des spectacles et compléter quelques cours universitaires. Il travaillera également sur différents projets avec d’autres musiciens et il annonce même qu’il commencera l’enregistrement de son premier album au cours de l’été.