Les services de garde d’urgence attendent toujours une reconnaissance du gouvernement

Communiqué
Les services de garde d’urgence attendent toujours une reconnaissance du gouvernement
(Photo : Archives)

Plus d’un mois après le début de la crise du coronavirus au Québec, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) interpellent le gouvernement du Québec pour une meilleure reconnaissance du personnel de soutien scolaire et en petite enfance qui assure le maintien des services de garde d’urgence.

Alors que le gouvernement a instauré plusieurs primes pour le personnel déployé contre le virus, force est de constater qu’une part importante de personnes mobilisées au maintien des services essentiels ont été oubliées. Les centrales syndicales dénoncent que les services de garde d’urgence, qui réunissent des milliers de travailleuses et de travailleurs œuvrant dans les établissements scolaires, en CPE ou en milieu familial, ne fassent encore l’objet d’aucune forme de compensation financière pour l’exercice de leurs fonctions d’urgence.

En effet, ces milliers de personnes sont, sur ordre du gouvernement, obligées d’être au poste et ne font actuellement l’objet d’aucune compensation financière supplémentaire. Chaque jour, ces personnes assument les responsabilités de leur emploi dans l’inquiétude et l’angoisse de contracter le dangereux virus et de contaminer par le fait même leurs proches ou leur famille. On rapporte également plusieurs cas confirmés de COVID-19 dans les services de garde d’urgence.

Depuis le début de cette crise sans précédent, le gouvernement Legault souligne à grands traits l’importance d’une mobilisation constante de celles et ceux qui assurent le maintien des services essentiels. Plusieurs compagnies privées (notamment des épiceries) ont d’ailleurs mis en place, dès les premiers instants de la crise, des primes salariales pour reconnaître l’implication de leur personnel.

Les centrales syndicales croient également qu’il est impératif d’envoyer un message positif de reconnaissance à l’endroit de milliers de personnes qui mettent à risque leur santé pour notre bien à toutes et à tous. La FTQ, la CSN et la CSQ interpellent donc aujourd’hui le gouvernement du Québec afin de corriger ces injustices et ainsi reconnaître l’engagement du personnel au travers de cette crise. Aux yeux des représentants des centrales syndicales, il apparaît plus qu’essentiel que le gouvernement Legault envoie un message positif en accordant à ces milliers de travailleuses et de travailleurs une prime qui leur revient de plein droit pour l’exercice de leurs fonctions en situation d’urgence.

«Le gouvernement doit reconnaître l’apport du personnel des services de garde d’urgence à la lutte contre la COVID-19. Il est donc important d’agir sans tarder, elles et ils prennent soin des enfants des travailleuses et travailleurs qui sont sur la ligne de front. Leur travail est essentiel et contribue à faire en sorte que des femmes et des hommes puissent être au travail en sachant que leurs enfants sont entre bonnes mains», a fait valoir Daniel Boyer, président de la FTQ.

«Que ce soit dans les écoles, dans les CPE ou en milieu familial, des milliers de femmes, en grande majorité, sont au front contre la COVID-19 en permettant au personnel du réseau de la santé et des services sociaux de remplir leur rôle essentiel. La moindre des reconnaissances de la part du gouvernement serait de leur accorder la même compensation financière pour l’ensemble des risques qu’elles prennent au quotidien en se rendant au travail», a ajouté Jacques Létourneau, président de la CSN.

«Le gouvernement a justifié l’octroi de ces compensations financières par les risques inhérents aux fonctions du personnel de la santé, particulièrement pour celles et ceux en contact direct avec les patients infectés. Doit-on rappeler qu’on rapporte déjà plusieurs cas de COVID-19 dans les services de garde d’urgence? Plus que de la reconnaissance, c’est une question d’équité et de dignité», a conclu Sonia Ethier, présidente de la CSQ.

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Annie Guilbault
Annie Guilbault
2 années

On n’a même pas masqué pour se protéger .. on travaille avec les enfants et ils sont porteurs de la maladie. On devrait être plus protégé. Les enfants on se la difficulté à respecter la distanciation. Ils toussent et on ne peut pas toujours respecter la distance quand il faut vérifier la température de l’enfant par exemple. Je ne veux pas d’augmentation, je veux simplement me sentir protéger. Il y a eu 2 cas de covid-19 dans les écoles. Un cas était une éducatrice et l’autre un enfant. Un des 2 milieu n’a même pas été fermé. Les enfants continuaient à aller à se service de garde d’urgence. Les parents les ont laissés en sachant qu’une éducatrice a été infectée. Les éducatrices qui ont travaillé avec elle on été mise en quarantaine. Puisque je n’ai pas travaillé directement avec cette personne, je devais retourner travailler le lendemain et personne ne m’a informé de la situation. Il a fallu que j’appelle et que je pose des questions. J’ai appris par facebook que c’était à l’école ou je travaillais. L’autre milieu où c’était l’enfant qui était infecté a été complètement fermé. Je ne comprend pas. Je suis déçu qu’on ne nous protège pas plus.