Citadelle prévoit des hausses de vente de 100 millions $ d’ici 2022

Citadelle prévoit des hausses de vente de 100 millions $ d’ici 2022

Citadelle a enregistré un chiffre d'affaires record de 140,6 millions $ au cours du dernier exercice financier. Sur la photo, le président du conseil d'administration, Michel Labbé, et le directeur général de la coopérative, Martin Plante.

Crédit photo : www.lanouvelle.net

Citadelle, coopérative de producteurs de sirop d’érable, qui a son siège social à Plessisville, ne vise rien de moins que d’augmenter son chiffre d’affaires de 100 millions $ d’ici cinq ans.

«C’est un objectif ambitieux, mais nous avons un plan afin d’y parvenir», explique le directeur général de la coopérative, Martin Plante, signalant au passage que l’entreprise en a aussi profité au cours de la dernière année pour revoir et adapter sa mission afin de bien refléter qu’elle est une coopérative à trois familles de producteurs incluant l’érable, mais également le miel et la canneberge.

«Le chiffre d’affaires de notre entreprise est passé de 50 à 150 millions $ au cours des dix dernières années et nous voulons maintenant le faire grimper de 150 à 250 millions $ d’ici 2022», poursuit M. Plante.

«Nous prévoyons une augmentation de nos ventes de l’ordre de 60 millions $ durant cette période en bénéficiant de notre croissance interne avec nos clients actuels et futurs par l’offre de nos produits provenant de nos trois secteurs.»

«L’acquisition d’entreprise, comme ce fut le cas cette année avec Les Ruchers Promiel, et le développement de partenariats stratégiques de différentes natures devraient aussi nous permettre d’aller chercher 40 millions $ de plus», estime le directeur général de Citadelle qui précise toutefois que l’entreprise n’est pas en mode «chasse», mais reste à l’écoute d’opportunités d’affaires tout en respectant sa volonté de s’associer avec d’autres entreprises qui partagent les mêmes valeurs.

Chiffre d’affaires record et déficit d’opération

Citadelle a enregistré un chiffre d’affaires record de 140,6 millions $ pour son dernier exercice financier se terminant le 28 février 2018 comparativement à 136,1 millions $ pour l’exercice précédent, pour une hausse de 3,3%.

Les ventes ont connu une forte croissance dans le secteur du miel, en lien avec la nouvelle acquisition, de même qu’une légère croissance dans le secteur acéricole. Les ventes du secteur de la canneberge ont connu pour leur part une légère décroissance.

L’excédent brut généré par les opérations s’est chiffré à 17,1 millions $ comparativement à 16,9 millions $ l’année précédente, une augmentation de 200 000 $.

La coopérative a cependant enregistré un deuxième déficit net d’opération consécutif à 1,6 million $. L’année précédente, le déficit s’était situé à près de 867 000 $. L’entreprise ne retournera donc aucune ristourne à ses membres encore cette année.

«Ce fut une année bien remplie même si les résultats de notre dernière année d’opération ne sont pas à la hauteur de nos efforts. Nous n’en sommes pas satisfaits, mais pas pour autant inquiets», résume M. Plante attribuant cette performance à deux situations particulières et temporaires.

«Dans le secteur du sirop d’érable, nous avons notamment dû supporter pendant toute l’année un surplus d’inventaires qui nous a amené des frais financiers plus importants que prévu. Dans le secteur de la canneberge, nous sommes encore dans les cinq ans de la phase d’implantation et de démarrage de notre usine à Aston-Jonction qui ne prévoit pas la rentabilité avant 2019. Et encore là, on est agressif dans nos prévisions parce qu’il faut plutôt entre cinq et dix ans avant de rentabiliser une nouvelle usine», laisse entendre le directeur général.

M. Plante se réjouit toutefois que de meilleures pratiques en matière d’exploitation aient permis à la coopérative de connaître un revirement important de ses résultats de l’ordre de 550 000 $ en ce qui concerne ses boutiques-bistros qui en sont rendues à l’étape de la rentabilité de même que pour l’usine de troisième transformation (desserts) à Plessisville.

«Nous venons d’ailleurs de signer une entente de dix ans avec l’un de nos clients principaux, Pacini, pour les desserts. Dans l’industrie agroalimentaire, il est rare d’obtenir un contrat à long terme de cette nature. Nous en sommes bien fiers», a ajouté M. Plante.

Investissements

Au cours de la dernière année, Citadelle a réalisé des investissements de l’ordre de 9,4 millions $ qui incluent l’acquisition de l’entreprise Les Ruchers Promiel qui ont permis à la coopérative de passer de 150 000 à plus de 4 millions de livres transformées dans le secteur apicole.

La construction d’un nouveau bâtiment à Plessisville pour l’entreposage de ses barils, la poursuite d’investissements dans son usine de transformation de la canneberge à Aston-Jonction, la poursuite du programme de renouvellement de la flotte de barils et l’implantation d’un nouveau système informatique figurent parmi les autres réalisations de la dernière année.

Pour ce qui est du futur à court et moyen terme, M. Plante estime que l’entreprise reviendra à un niveau d’investissements qui se situera plutôt autour des 4 millions $ après en avoir fait beaucoup au cours des dernières années.

En bref…

Le président de la coopérative, Michel Labbé, a signalé pour sa part la mise en place d’un nouveau projet de formation coopératif pour la relève, un programme qui s’échelonne sur deux ans et qui s’adresse aux membres acéricoles, apicoles ou producteurs de canneberges de 18 à 40 ans. Huit membres font d’ailleurs partie de cette cohorte qui complétera sa formation en novembre prochain.

Le président de la coopérative a rappelé que l’entreprise était toujours à la recherche de producteurs intéressés à convertir leur production conventionnelle vers le biologique.

Au cours de l’année, le département de marketing a présenté une vidéo de chacun des trois secteurs de production. Les trois courts métrages d’environ deux minutes présentent les producteurs, leur passion et les attributs de la coopérative. «L’idée maîtresse était de suivre le trajet du produit à partir de la source et vivre chaque récolte jusqu’à la transformation. Il s’agit d’un outil de promotion qui a été utilisé dans une vingtaine d’expositions dans le monde, dans nos boutiques Délices Érable & Cie ainsi que sur les réseaux sociaux», a fait savoir M. Labbé.

Délices Érable & Cie a été récompensée le 16 mai 2017 par Tourisme Montréal qui a remis ses prix Ulysse aux entreprises et organisations touristiques montréalaises qui ont fait preuve d’audace et d’innovation dans leurs stratégies d’affaires en 2016. Délices Érable & Cie a remporté l’Ulysse dans la catégorie Accueil.

La coopérative de producteurs de sirop d’érable a aussi remporté la prestigieuse Feuille d’érable d’or 2017 pour son concept Délices Érable & Cie qui est la nouvelle image de marque de l’entreprise depuis 2016. Ce prix, qui demeure l’un des plus convoités dans l’industrie du sirop d’érable, lui a été attribué par l’Institut international du sirop d’érable (IMSI) à l’occasion du congrès de l’IMSI et du Conseil nord-américain du sirop d’érable (NAMSC) qui s’est déroulé en octobre dernier à Lévis.

Le rayonnement de Délices Érable & Cie dépasse aussi les murs de ses boutiques-bistros comme en témoigne son implication dans plusieurs événements locaux d’envergure tels que le Grand Prix de Formule 1 du Canada, et le Congrès nord-américain des Clefs d’Or entre autres.

La coopérative réfléchira enfin sur la part sociale de ses membres qui se chiffre à 1000 $, et ce, depuis 1999. Elle demandera un effort supplémentaire à ses membres qui investissent dans la coopérative.

Quelques chiffres

Volume de ventes : 140,6 millions $

1954 membres (en hausse de 37 membres)

314 employés

Six usines et un centre de distribution

Six boutiques

900 articles offerts

Siège social à Plessisville

Exportation dans 45 pays

 

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