Une campagne sur la bienveillance prend forme dans la MRC d’Arthabaska

Le Comité bienveillance a fait salle comble, jeudi avant-midi au Café Farniente du centre-ville de Victoriaville, pour le coup d’envoi d’une campagne sur la bienveillance placée sous le thème “Ça fait du bien de faire du bien”.

Au fil des saisons, la campagne proposera dans les 22 municipalités de la MRC d’Arthabaska quatre déclinaisons d’actions.

Le Comité bienveillance regroupe la Corporation de développement communautaire des Bois-Francs (CDCBF), la Ville de Victoriaville, le Carrefour d’entraide bénévole des Bois-Francs, la MRC d’Arthabaska et le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ).

Un financement obtenu du programme Être mieux…ensemble! du CIUSSS MCQ a permis l’élaboration de cette campagne qui constituerait une première. “Un tel mouvement n’existe nulle part ailleurs. Nous sommes précurseurs, a fait savoir Francine Camiré de la CDCBF. Notre région réalise souvent des trucs avant les autres. Nous mettons une fois de plus un pied en avant pour que les autres nous suivent.” 

Francine Camiré invite tout un chacun à poser un petit geste. Une action aussi simple qu’un sourire ou encore un mot doux, un mot d’encouragement et de remerciement. “Plus on sera généreux de nos gestes, plus on va être respectueux envers les autres, plus on va être solidaire de notre milieu, ouvert et tolérant à notre communauté où il n’y a pas de sexe, pas d’âge, pas de couleur, plus notre communauté sera belle et resplendissante, a-t-elle exprimé. Ce qu’on souhaite, c’est que notre MRC soit le signe vivant de ce que c’est la bienveillance.”

L’addition de petits gestes, croit-on, peut contribuer à transformer les milieux de vie, à laisser des traces positives contribuant à tisser des communautés plus fortes et résilientes.

Par cette campagne, on souhaite un passage à l’action. “On invite les gens à poser de petits ou de grands gestes qui favorisent la découverte de l’autre et qui peuvent influencer. On souhaite que ça ait un effet boule de neige”, a exprimé Catherine Aubut de la MRC d’Arthabaska.

Cette campagne de bienveillance porte aussi un sous-slogan : «Laisse ton empreinte». “Ça fait référence aux bienfaits de poser une action, un geste de bienveillance.  C’est d’influencer positivement”, a confié Mme Aubut.

Différents outils ont été développés pour cette campagne, notamment des macarons qu’on peut porter, signe que l’on porte la bienveillance en soi.

Différentes cartes à offrir seront aussi disponibles, comme les macarons, dans plusieurs lieux, les cafés, les bureaux municipaux, les épiceries et les bibliothèques dans les 22 municipalités du territoire.

“Les gens peuvent inscrire un mot gentil sur la petite carte avant de la partager avec quelqu’un, un inconnu, par exemple, ou une personne vulnérable”, a souligné Catherine Aubut.

Témoignages

Le lancement de la campagne a donné lieu à des témoignages, comme quoi la bienveillance s’exprime dans différents milieux, comme à l’École secondaire Le boisé avec l’Escouade B qui organise notamment un déjeuner les mercredis et certains défis.

“Les jeunes à la suite de la pandémie avaient besoin de bienveillance et de se faire du bien. Chapeautés par Tel-jeunes, nous avons lancé un groupe de pairs aidants, a fait savoir Francine Boivin. C’est vraiment par et pour les jeunes. Si je me fie à ma gang, si je me fie aux jeunes qui s’impliquent, je peux vous dire qu’on est entre bonnes mains, l’avenir est là. Les jeunes s’impliquent et ont le goût de faire du bien.” 

Les jeunes se sont exprimés d’ailleurs, comme Ophélie, expliquant que le B dans le nom de l’escouade signifie plus que le nom de l’école. “Ça veut aussi dire bienveillance, bonheur et bien-être. On est un groupe de première à la cinquième secondaire avec tous le même objectif : rendre l’école plus positive, plus humaine, plus agréable et plus accueillante pour tout le monde”, a-t-elle mentionné.

“Pour nous, a renchéri Mégane, la bienveillance, ce n’est pas seulement d’être gentil, c’est aussi aider les autres, les écouter, les inclure, être là quand ils en ont besoin, les respecter, peu importe leur différence pour avoir un climat plus respectueux à notre école afin que tous se sentent à leur place.”

“La bienveillance, c’est contagieux”, a fait valoir Gisèle Paquet de Saint-Louis-de-Blandford qui, à sa retraite du CIUSSS, souhaitait rassembler les gens, ayant constaté chez certains une perte de la joie de vivre avec la pandémie. “Je voulais aller chercher les gens, leur redonner le goût de rêver”, a-t-elle soulevé.

L’Association des proches aidants Arthabaska-Érable fait aussi sienne cette campagne de bienveillance en y ajoutant une touche personnelle en incluant la bientraitance. “C’est plus que de la gentillesse, a expliqué Linda Bouchard. On fait un pas de plus. On redonne un pouvoir, un choix, à la personne qu’on accompagne.”

On peut en apprendre davantage sur la campagne et ses outils en visitant le www.mrcarthabaska.ca/bienveillance.