Un développement commercial en préparation à Sainte-Eulalie
Un important projet de développement commercial est en préparation sur un terrain de six millions de pieds carrés, au sud de l’autoroute 20, à Sainte-Eulalie.
Les plans consultés par Le Courrier Sud prévoient la construction de six bâtisses dédiées à de l’hébergement, dont un hôtel doté d’un parc aquatique et d’un centre de conférences. Cinq autres bâtiments seraient également aménagés de sorte à accueillir jusqu’à 15 espaces commerciaux. Selon les documents soumis, ces locaux pourraient héberger une banque, des restaurants, une station-service, un dépanneur ou une épicerie express, ainsi qu’une garderie.
Le maire de Sainte-Eulalie, Gilles Jr Bédard, indique qu’il y a une grande flexibilité quant au genre de commerces qui pourraient s’y établir. Aussi, afin de favoriser l’implantation de grandes chaînes hôtelières et de bannières nationales, le propriétaire du site a demandé ce printemps une modification réglementaire pour permettre la construction de bâtiments de six étages, plutôt que deux. La modification a été entérinée à la suite d’un processus incluant une assemblée publique de consultation tenue le 7 avril dernier.
Lors de cette assemblée, le projet a été présenté aux citoyens présents. Un référendum aurait pu avoir lieu par la suite, mais il n’y a pas eu assez de signatures pour le déclencher, souligne le maire. La Municipalité a donc adopté le règlement le 5 mai, et il est entré en vigueur le 27 mai après avoir reçu l’approbation de la MRC de Nicolet-Yamaska.
“La balle est dans le camp du promoteur”
Le projet est toujours en phase de planification, mais plus rien ne l’empêche maintenant d’avancer, mentionne M. Bédard. “La construction ne commencera pas demain matin, par contre”, tempère-t-il. Le promoteur doit d’abord trouver des partenaires et des investisseurs pour amorcer le chantier. “Le développement pourrait s’étaler sur une période de 10 à 15 ans.”
Il ajoute que la Municipalité a fait son travail: elle a mis en place le cadre réglementaire requis et sécurisé au préalable ses infrastructures d’eau potable et d’eaux usées grâce à de récents investissements.
Il mentionne d’ailleurs que les raccordements aux réseaux municipaux, incluant l’ajout d’éventuelles stations de pompage, seront à la charge du promoteur s’il choisit d’utiliser les infrastructures existantes. Celui-ci pourrait aussi opter pour des installations autonomes.
“On a la capacité d’accueillir ce projet. Tout est prêt”, insiste le maire. “La seule chose à ajouter au besoin, ce sont les stations de pompage, et c’est au promoteur d’en assumer les coûts. Il a toutes les clés en main. La balle est maintenant dans son camp”
Gilles Jr Bédard rappelle que ce projet a le potentiel de devenir un pôle économique majeur entre Drummondville, Victoriaville et Trois-Rivières, tout en répondant à des besoins ciblés en matière d’hébergement, de services et de commerces de proximité sur la Rive-Sud.
