Travailleurs étrangers temporaires : le député Lefebvre appuie la démarche de la MRC d’Arthabaska

COMMUNIQUÉ – Le député de Richmond–Arthabaska et ministre associé aux Finances du cabinet fantôme, Eric Lefebvre, tient à exprimer son appui à la démarche entreprise par le préfet de la MRC d’Arthabaska, Mathieu Allard, ainsi qu’aux partenaires économiques du territoire, concernant les impacts des récentes modifications aux programmes d’immigration, notamment en matière de travailleurs étrangers temporaires.

À la suite du point de presse tenu à Victoriaville par la MRC d’Arthabaska, Destination Entreprise et plusieurs employeurs de la région, le député rappelle que les réalités vécues sur le terrain doivent être entendues à Ottawa.

“La MRC d’Arthabaska met en lumière une réalité que je dénonce depuis plusieurs semaines à la Chambre des communes et au Comité permanent des finances : nos régions vivent une pénurie de main-d’œuvre bien réelle, avec un taux de chômage sous la barre des 5,5%. Les travailleurs étrangers temporaires qui sont déjà en poste sont essentiels à notre vitalité économique”, insiste le député Lefebvre.

Ce dernier souligne que derrière chaque dossier administratif se trouvent des familles intégrées, des enfants qui fréquentent les écoles de la région, des conjoints et conjointes qui travaillent dans d’autres entreprises locales, ainsi que des employeurs qui ont investi temps, argent et ressources pour former une main-d’œuvre qualifiée.

“On ne parle pas de statistiques abstraites. On parle de soudeurs, d’opérateurs spécialisés, de travailleurs formés ici, intégrés dans nos milieux, qui contribuent directement à la prospérité de nos entreprises et de nos municipalités. Les forcer à quitter en raison de règles mal adaptées aux réalités régionales fragilise notre économie et déchire des familles”, ajoute Eric Lefebvre.

Au Comité des finances, dans le cadre de l’étude du projet de loi C-15, Eric Lefebvre a questionné à plusieurs reprises le ministre des Finances sur la possibilité d’instaurer une “clause grand-père” pour protéger les travailleurs étrangers temporaires déjà établis dans les régions où le taux de chômage est inférieur à 5,5%.

Malgré la reconnaissance par le gouvernement de l’importance de ces travailleurs pour les communautés rurales, aucune mesure concrète n’a encore été annoncée.

“Si le gouvernement reconnaît noir sur blanc dans son budget l’importance des travailleurs étrangers temporaires pour les régions et les secteurs clés de l’économie, il doit passer de la parole aux actes. Une “clause grand-père” pour les travailleurs déjà en poste est une mesure de gros bon sens. Elle offrirait la stabilité nécessaire aux entreprises et aux familles, sans compromettre les objectifs globaux en matière d’immigration”, soutient le député.

Eric Lefebvre réitère que les politiques publiques doivent tenir compte des particularités des régions comme Richmond–Arthabaska et l’ensemble du territoire de la MRC d’Arthabaska, où la rareté de main-d’œuvre constitue un frein majeur au développement.

“J’appuie pleinement la voix concertée de la MRC d’Arthabaska. Je continuerai de porter ce message à Ottawa afin que nos entrepreneurs, nos travailleurs et leurs familles puissent compter sur un cadre prévisible, humain et adapté à la réalité de nos régions”, souligne-t-il.  

“Le député Eric Lefebvre a été l’un des premiers élus à demander la “clause grand-père”. De savoir qu’il appuie notre démarche et qu’il comprend et soutient la réalité économique du milieu régional est un atout majeur”, conclut Mathieu Allard, préfet de la MRC d’Arthabaska et maire de Daveluyville.