Si près de la prime à l’établissement

Quand on démarre ou qu’on achète des parts dans une entreprise agricole, un diplôme en agriculture peut rendre admissible à une prime à l’établissement allant de 10 000 $ à 50 000 $, selon les diplômes obtenus. 

Cette prime est administrée par la Financière agricole du Québec. Pour quelqu’un à qui il manquerait quelques cours et qui a de l’expérience en agriculture, une démarche de reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) est une avenue intéressante et possiblement payante.

Cette démarche permet à celles et ceux ayant appris ailleurs qu’en milieu scolaire, ou qui ont été formés à l’étranger, de passer directement à l’étape de l’évaluation de leurs compétences. Cela évite d’avoir à suivre des cours dans lesquels ils réapprendraient ce qu’ils savent déjà. La démarche est également pertinente pour une personne à qui il manque quelques cours en agriculture ou qui a obtenu une norme professionnelle dans le cadre d’un Programme d’apprentissage (PAMT) en milieu de travail.

La personne chemine à son rythme, la démarche se fait à distance et les coûts sont abordables. Il est possible de se faire reconnaître l’ensemble des compétences du diplôme, mais il pourrait aussi arriver qu’on ait à aller chercher certaines notions manquantes. L’examinateur pourrait, par exemple, demander de s’inscrire à une formation, de faire une production écrite ou de démontrer la maîtrise d’un savoir ou d’une technique. Pour la personne qui souhaite décrocher un diplôme d’études collégiales (DEC), il est également possible d’aller chercher les compétences en français, anglais, philosophie et éducation physique. Dans tous les cas, un accompagnement est offert à toutes les étapes.

Au Centre-du-Québec, le service de RAC est disponible pour les diplômes d’études professionnelles (DEP), les attestations d’études collégiales (AEC) et même le DEC en Gestion et technologies d’entreprise agricole. Pour plus d’information, consultez les onglets “Reconnaissance des acquis” des sites Web de l’École d’agriculture de Nicolet et l’Institut national d’agriculture biologique du Cégep de Victoriaville.

Par Guylaine Martin, agronome, répondante en formation agricole

Collectif en formation agricole Centre-du-Québec