Secteur Colonial : un développement commercial et résidentiel de plus de 20 M $
Le développement commercial avec la venue du supermarché Maxi, de la pharmacie Pharmaprix et d’autres commerces de proximité dans le secteur Colonial à Victoriaville s’accompagnera d’un développement résidentiel prévoyant à terme un total de 170 logements répartis dans quatre immeubles.
En conférence de presse, jeudi avant-midi, le président de Lemay Fleury Immobilier, Guillaume Fleury, a précisé les détails de tout ce vaste développement nécessitant des investissements de plus de 20 millions de dollars.
Il a pris la parole devant plusieurs invités, dont le maire de Victoriaville, Vincent Bourassa, les conseillers Olivier Bergeron, Jean-François Lépine et le député de Richmond-Arthabaska, Eric Lefebvre.
“Pour nous, il ne s’agit pas seulement de construire des immeubles, mais bien de créer des milieux de vie où les gens ont envie de s’enraciner. L’arrivée d’un pôle commercial aux côtés de nos projets résidentiels constitue une belle démonstration de notre philosophie. J’ai hâte de voir le secteur prendre vie dans les prochaines années et nous sommes fiers d’en faire partie”, a exprimé Guillaume Fleury.
Un premier immeuble de 27 unités d’habitation est déjà terminé. Tout a côté, un deuxième bâtiment, actuellement en construction, comprendra 32 logements.
“Notre prochain volet, prévu en 2028, consiste en la construction de 88 logements, à savoir deux immeubles de 44 unités d’habitation. À la toute fin, a indiqué M. Fleury, ce sont 170 unités qui auront été construites avec une typologie mixte allant de logements de cinq pièces et demie au studio. On pense peut-être aussi à des six pièces et demie pour accommoder toutes les situations familiales.”
Le promoteur se réjouit de voir le projet adossé à un espace vert. “Avec une vue comme il y en a peu à Victoriaville, a-t-il soutenu. Nous aménagerons aussi deux terrasses extérieures destinées aux locataires. Il s’agira d’espaces de rassemblement et de détente. Un aménagement paysager complétera le tout de façon assez spectaculaire.”
Un tel projet ne court pas les rues, selon lui. “Pour les Bois-Francs, il s’agit d’un cadre de vie assez unique. Rien de tel n’a été vu jusqu’à présent, une densité d’habitation d’une telle ampleur annexée à un parc et où les résidents se trouveront à moins de 100 mètres de tous les services essentiels. Ces gens seront privilégiés et choyés au quotidien. C’est plutôt rare d’offrir un tel niveau de commodités tout en gardant un espace vert et la tranquillité d’un véritable quartier résidentiel”, a-t-il fait valoir.
L’épicerie Maxi occupera une superficie de quelque 28 000 pieds carrés. Pharmaprix, pour sa part, accaparera un espace de 14 000 pieds carrés. “Il reste de l’espace, 12 000 pieds carrés, pour d’autres commerces de proximité devant être annoncés dans les prochains mois, portant au total la superficie commerciale à 55 000 pieds carrés”, a précisé Guillaume Fleury.
Ce projet générera d’importantes retombées non seulement pendant la construction, mais après également. Il est question de plus d’une centaine d’emplois.
On prévoit l’ouverture de Maxi et de Pharmaprix à la fin de l’année 2027. Les travaux de construction devraient se mettre en branle d’ici l’hiver.
“Un projet porteur”
La directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie des Bois-Francs et de L’Érable (CCIBFE), Anne-Marie Bédard a qualifié ce projet de “porteur et structurant” pour le développement économique et résidentiel dans ce secteur de Victoriaville.
“Il s’inscrit pleinement dans notre mission de soutenir la croissance économique et d’agir comme catalyseur de la vitalité économique de notre région, a-t-elle observé. Ce nouveau développement commercial et résidentiel contribuera à bonifier considérablement le secteur en pleine croissance et permettra d’améliorer l’accès de la population aux services de proximité.”
La portion résidentielle du projet, a-t-elle ajouté, vient répondre à ce besoin important d’accroître et de diversifier l’offre de logements sur le territoire.
Le maire de Victoriaville et président de Destination Entreprise, Vincent Bourassa applaudit un tel projet. “On réussit à allier ce qu’on souhaite beaucoup pour le futur, le secteur commercial avec le résidentiel”, a-il dit, rappelant qu’il a longtemps habité dans l’ouest et que les gens espéraient la venue de commerces de proximité dans le quartier.
“Comme président de Destination Entreprise, a-t-il renchéri, je suis heureux de voir comment on peut accompagner les gens dans ces beaux projets. Et on a encore beaucoup de choses à réaliser. On devient une ville avec 50 000 habitants sous peu, une ville attrayante pour les gens de l’extérieur. Il faut donc développer des services pour faire en sorte que le secteur commercial soit au goût du jour et en mesure de bien desservir la population.”
La Ville, a-t-il laissé entendre, souhaite favoriser les projets de densification douce, comme il les appelle, des projets qui allient les secteurs commercial et résidentiel. “On en veut plus. Ce n’est pas monnaie courante, a-t-il fait remarquer, mais pour développer Victoriaville, avec le peu de terrains disponibles, c’est en réalisant des projets de cette nature qu’on pourra y arriver.”
Le maire Bourassa s’est dit heureux de voir Maxi et Pharmaprix consolider leur offre de services à Victoriaville. Il a salué l’équipe de Lemay Fleury Immobilier en souhaitant qu’elle puisse en inspirer d’autres. “Merci d’investir dans notre belle communauté. Je souhaite que des gens comme vous puissent continuer à faire progresser notre municipalité. Je me réjouis de voir qu’on peut développer de belles choses inédites”, a-t-il conclu.
L’historique du projet
Le projet a évolué avec le temps, a fait savoir le président de Lemay Fleury Immobilier.
“L’achat du premier terrain remonte à 2020, a relaté Guillaume Fleury. Dès le départ, nous avions un projet d’envergure et ambitieux dans le secteur Colonial sur la rue des Anémones. Le plan prévoyait environ 380 unités d’habitation et une superficie de 12 000 pieds carrés pour des commerces.”
Le promoteur a envisagé plusieurs options et différents scénarios ont vu le jour. “Mais chose certaine, tout le monde voyait un site exceptionnel au potentiel énorme”, a confié M. Fleury.
En cours de route, le promoteur a été approché par un développeur externe de la région de Québec. “Ils avaient une vision complémentaire à la nôtre pour développer un projet commercial d’envergure sur une partie de nos terrains. Après tout, a souligné Guillaume Fleury, le plan initial de François Desharnais, le promoteur à l’origine du secteur, avait lui-même une vision plus commerciale pour ce développement.”
La vente d’une partie des terrains pour favoriser le développement commercial a eu pour effet de réduire la taille du projet résidentiel. “Mais on ne voit pas cela comme un pas de recul, au contraire, a affirmé M. Fleury. Ce que nous avions à l’esprit, au début, ce n’était pas seulement d’ajouter des logements dans le secteur Colonial, mais aussi de contribuer à un milieu de vie complet pour lequel il faut des commerces de proximité. On vient donner à tout un secteur de la ville un élément de proximité.”
