Santé : le PQ s’engage à réaliser une ancienne promesse de la CAQ
S’il l’emporte dans Arthabaska-L’Érable le 11 août et que le Parti québécois accède au pouvoir en 2026, Alex Boissonneault promet de créer une zone sociosanitaire pour le Centre-du-Québec.
La Coalition avenir Québec avait pris un tel engagement en 2018, avant de reculer l’année suivante. Le PQ mise sur la décentralisation en santé afin d’offrir des soins de proximité. Il veut que les décisions se prennent localement, en prenant en considération l’expertise du personnel sur le terrain.
“Notre philosophie est complètement différente du Parti libéral du Québec et de la Coalition avenir Québec. Ces partis partent du haut, alors que nous, nous privilégions le terrain. Ce n’est pas normal que les gens ne soient pas maîtres de leurs services. Comme pour Victoriaville, ce n’est pas normal que les décisions se prennent en Mauricie”, a dénoncé le candidat péquiste dans Arthabaska-L’Érable.
Alex Boissonneault n’a rien contre le personnel de Trois-Rivières, bien au contraire, mais il estime qu’il n’y a aucune raison pour constater une telle disparité entre la Mauricie et le Centre-du-Québec, et ce, avec des populations semblables. Il a cité en exemple la présence de cinq hôpitaux en Mauricie comparativement à deux sur le territoire du Centre-du-Québec.
Il considère que la fusion et la centralisation des services ont déshumanisé le système de santé. Une observation qui fait notamment écho auprès des représentants syndicaux et du personnel de l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska. Le candidat péquiste et sa collègue porte-parole nationale Méganne Perry Mélançon les ont d’ailleurs rencontrés vendredi.
Alex Boissonneault veut aussi que le projet d’agrandissement et de modernisation de l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska se réalise, et ce, complètement. “Si je suis élu, je vais suivre le dossier de très près. Les travaux devront être réalisés au complet, dans les délais prévus”, a-t-il insisté. Il a rappelé que la CAQ n’avait pas inscrit le projet dans le budget 2024-2025, avant de se raviser. Pour le PQ, il n’est pas question de faire marche arrière.
