Salut 2014 : l’affaire Stéphanie Beaudoin

La planète entière, en 2014, a parlé de Stéphanie Beaudoin, cette jeune femme âgée de 21 ans de Victoriaville, que les médias ont baptisé «la voleuse sexy» ou encore «la voleuse au petit chien».

Entre les mois de juin et d’août, la jeune femme, aidée de trois complices d’âge mineur, a commis une multitude de vols par effraction dans des résidences des MRC d’Arthabaska et de L’Érable.

Arrêtée au début du mois d’août, Stéphanie Beaudoin, sur qui pesaient 114 chefs d’accusation, a rapidement décidé de reconnaître ses torts. En décembre, elle plaidait coupable à 46 chefs d’accusations, dont 39 concernant des introductions par effraction dans des résidences de Victoriaville, Saint-Valère, Saint-Norbert-d’Arthabaska, Plessisville et Saint-Ferdinand.

«Je regrette mes gestes. J’ai agi sur un coup de tête, lors d’une mauvaise passe. Je subis les conséquences, et c’est vraiment correct aussi», a-t-elle confié dans une courte vidéo au www.lanouvelle.net.

Elle reviendra devant la justice le 23 juin pour les représentations sur sentence. Son avocat, Me Denis Lavigne, tentera de trouver une alternative à l’emprisonnement ferme.

L’UPAC débarque à Warwick

Warwick est secouée en avril. Bernard Beaudet, alors directeur du Service de sécurité incendie, est arrêté par des policiers de l’Unité permanente anticorruption. Le Warwickois de 53 ans fait face à des accusations de vol, fraude, abus de confiance, fabrication et utilisation de faux documents.

C’est le maire Diego Scalzo, informé de faits troublants, qui a alerté les autorités policières.

D’abord suspendu de ses fonctions, Bernard Beaudet, pompier depuis 1993 et devenu directeur en 1997, a été destitué peu après, les élus évoquant des manquements graves, et non des gestes isolés, qui ont entraîné le bris du lien de confiance.

Les procédures judiciaires se poursuivront en janvier.

Le conseil municipal a nommé Mathieu Grenier à titre de directeur par intérim du service d’incendie et entrepris les démarches pour combler le poste à temps plein, ce qui sera chose faite en 2015.

Du jamais vu comme opération policière!

Un matin du mois de mars, pas moins de 175 policiers mènent l’opération Macramé visant le démantèlement d’un important réseau de trafic de stupéfiants actif principalement dans le secteur de Victoriaville, un réseau qui aurait, comme tête dirigeante, un dénommé Tommy Michel, 25 ans.

Le réseau, selon la police, effectuait le trafic de cocaïne, de méthamphétamines et de cannabis. Il s’approvisionnait auprès d’un groupe criminalisé montréalais. Les membres du groupe, a indiqué la SQ, n’hésitaient pas à employer la violence et l’intimidation pour assurer une main mise sur la vente de stupéfiants.

Considérée comme la plus importante opération policière à survenir dans la MRC d’Arthabaska, Macramé a donné lieu à de nombreuses perquisitions, notamment à Victoriaville, Tingwick, Warwick, Sainte-Clotilde-de-Horton, Saint-Samuel, Bécancour et Trois-Rivières.

À ce jour, pas moins de 48 individus ont été arrêtés. Quelques-uns ont choisi de reconnaître culpabilité. Les autres reviendront devant la Cour en janvier pour la suite des procédures.

Une page se tourne sur un homicide

Le nouveau procès, ordonné par la Cour d’appel du Québec dans le dossier de l’homme responsable de la mort violente de Réal «Tom» Lemieux le 31 octobre 2008 à Plessisville, n’a pas été nécessaire.

En effet, Alain Émond, au lendemain de la sélection du jury, reconnaît sa culpabilité à une accusation d’homicide involontaire. Un plaidoyer obtenu à la suite d’intenses discussions entre les procureurs.

Entérinant la suggestion commune, le juge Serge Francoeur de la Cour supérieure du Québec a condamné Alain Émond à une peine de huit ans de pénitencier, à laquelle les trois ans de détention préventive (18 mois comptant pour double) ont été retranchés. Ainsi, Émond purge, depuis le mois de mai, une peine de cinq ans de détention.

L’année Cascades

La papetière Cascades de Kingsey Falls a souligné, de diverses façons en 2014, ses 50 ans d’existence.

Officiellement fondée le 26 mars 1964, l’entreprise a tenu d’ailleurs, le matin du 26 mars, le jour de ses 50 ans, une cérémonie spéciale dans «le vieux moulin», sa toute première usine devenue Norampac.

Cascades, aujourd’hui, compte 12 000 emplois répartis dans plus d’une centaine d’unités en Amérique du Nord et en Europe.

Les festivités du 50e anniversaire ont amené Cascades à ouvrir les portes de 11 de ses 17 unités à Kingsey Falls.

À l’occasion de ses 50 ans, l’entreprise a aussi inauguré, en mai, la passerelle des Bâtisseurs, ce pont piétonnier enjambant la rivière Nicolet et qui relie le parc municipal et le Parc Marie-Victorin.

L’année 2014 a vu aussi l’inauguration officielle du parc solaire Alain-Lemaire, un projet de quelque 1 075 000 $ qui constitue une première mondiale dans le domaine des pâtes et papiers.

Il s’agit d’une vaste installation de capteurs à concentration solaire parabolique permettant de concentrer les rayons du soleil pour chauffer l’eau nécessaire à la production des vapeurs utilisées pour le séchage du papier.

Warwick se dote d’une planification stratégique

La Ville de Warwick s’est dotée d’une planification stratégique que le maire Diego Scalzo a présentée, en mai, devant les gens d’affaires lors d’une activité Vins et fromages. Une planification élaborée à la suite d’un exercice de consultation auprès des organismes du milieu. Warwick souhaite être rassembleur, facilitateur, accompagnateur et veut attirer de nouveaux citoyens, de nouvelles entreprises, de nouveaux projets, tout en retenant les aînés.

Le maire Scalzo a évoqué aussi, à ce moment, une priorité pour son administration, un important projet industriel et commercial piloté par le promoteur Gilles Desrochers et qu’on souhaite implanter sur cette fameuse pointe à l’angle de la route 116 et de la rue Saint-Louis.

En 2014, le conseil municipal warwickois a, par ailleurs, pris position et manifesté son opposition à l’exploration et à l’exploitation du gaz de schiste, privilégiant plutôt d’autres formes d’énergie, des énergies vertes, comme l’énergie éolienne, solaire et hydraulique. Warwick a d’ailleurs déposé un mémoire au Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE) dans lequel elle fait valoir, comme enjeu principal, la protection de la nappe phréatique.

Des élus font entendre leur voix

Plusieurs élus, près d’une vingtaine de maires et des députés, ont dénoncé d’une même voix, en novembre, la lourdeur des lois régissant les travaux dans les cours d’eau. Une lourdeur qui met en péril des propriétés et des activités agricoles.

Photos à l’appui, le préfet de la MRC d’Arthabaska, Lionel Fréchette, a démontré que la rivière Bulstrode, depuis l’an 2000, a dévié de 80 m de son lit pour se rapprocher de la route 263 et des résidences.

D’importants bancs de sédiments ont entraîné l’érosion des rives, si bien qu’en certains endroits, pas moins de 13 545 mètres carrés de terrains ont été grugés.

Les élus, avec leur démonstration, ont dit souhaiter que leur message soit entendu par les instances politiques avec qui ils souhaitaient un dialogue.

Le gouvernement, ont fait valoir les élus, doit revoir les procédures d’autorisation des travaux dans les cours d’eau. La Fédération québécoise des municipalités a donné justement un appui favorable au dépôt d’un projet de loi visant à soustraire l’enlèvement des obstructions dans les cours d’eau aux procédures législatives et administratives.

Décontaminer pour revaloriser

Un centre de traitement des sols contaminés a été mis en place au lieu d’enfouissement technique (LET) de Saint-Rosaire. Un projet issu d’un partenariat entre la firme EnGlobe Corp., Gesterra et Gaudreau Environnement.

Ce centre, qu’on a officiellement inauguré en septembre, dispose d’une capacité de traiter, en même temps, 25 000 tonnes de sols contaminés, une capacité pouvant aller jusqu’à 75 000 tonnes, question d’accommoder davantage de clients, une clientèle principalement régionale composée notamment d’entrepreneurs généraux et en excavation, des consultants en environnement et des particuliers.

On y utilise le procédé biologique «biopile». L’installation de Saint-Rosaire peut recevoir des sols contaminés par des hydrocarbures pétroliers, des composés organiques volatils et des chlorobenzènes.

Les sols, une fois décontaminés, retrouvent une nouvelle vie, un nouvel usage.

Un cas de déboisement illégal

Un citoyen a donné l’alerte au mois de juillet en signalant la coupe de plusieurs arbres matures, abattus sur une portion du sentier du Parc linéaire des Bois-Francs près du kilomètre 9 entre Warwick et Tingwick.

Un déboisement effectué illégalement qui a amené la MRC d’Arthabaska à entreprendre des procédures.

En août, le directeur général de la MRC, Frédérick Michaud, indiquait qu’un avocat avait été mandaté pour entamer des procédures civiles contre le citoyen qui a effectué les travaux de déboisement.

Cette affaire a mis en lumière le fait que le Parc linéaire ne se trouvait pas assujetti à la règlementation sur le déboisement. La MRC a convenu d’apporter des changements dans son prochain règlement. «Si un autre événement de la sorte survient, on disposera d’un outil de plus pour rétablir la situation», a précisé le directeur général.

Des pompiers devenus aussi premiers répondants

La population du Grand Daveluyville bénéficie, depuis le mois d’avril, d’un nouveau service de premiers répondants qui permet une intervention plus rapide des secouristes dans le cas d’un accident causant des blessures ou de personnes qui subissent un arrêt cardiorespiratoire ou d’une réaction allergique grave.

Les pompiers de la brigade de la Régie des Chutes ont ainsi reçu la formation adéquate pour intervenir sur le territoire de Daveluyville, Sainte-Anne-du-Sault et Maddington.

Les sapeurs peuvent ainsi intervenir dans un délai maximal d’une dizaine de minutes en attendant l’arrivée des paramédics.

Le président d’Urgence Bois-Francs, Philip Girouard, a applaudi à une telle initiative précisant que les premiers répondants constituent un atout majeur qui ne peut qu’être bénéfique et augmenter le nombre de vies sauvées.