Québec innovant : pas de candidat cette fois-ci

Nouveau parti depuis avril 2024, Québec innovant, malgré ses efforts, n’a pas réussi à dénicher la candidature idéale à proposer pour l’élection partielle du 11 août dans la circonscription d’Arthabaska.

Le cofondateur du parti Marc-André Ouellette a passé quatre jours dans la région de Victoriaville. “J’y ai rencontré des gens ouverts à nos propositions, mais certaines obligations, notamment, les empêchaient de devenir candidat”, souligne-t-il en entrevue téléphonique avec le www.lanouvelle.net.

Même sans candidat, Québec innovant compte bien profiter de l’élection partielle pour investir l’espace public, les médias sociaux, dans le but d’influencer les plateformes et les positions des partis. “J’ai rencontré des gens qui ne savent pas pour qui voter ou encore qui se désolent en disant que c’est du pareil au même, évoquant les promesses vides ou irréalistes. Bon nombre de gens approuvent les réformes qu’on propose et qui changeraient un peu la donne, le ton, l’attitude politique”, indique le porte-parole intérimaire de Québec innovant.

L’une des propositions qui trouve particulièrement écho chez les personnes rencontrées, note-t-il, est la notion de député suppléant. “C’est une alternative au rôle d’attaché politique, un colistier faisant en sorte de procurer plus de temps au député pour lire les mémoires, les documents d’expertise, pour mieux se préparer, débattre et ternir aussi des assemblées de comté pour une reddition de compte à la population”, explique-t-il, ajoutant que la proposition obtient l’aval de personnes de divers horizons, tant de gauche que de droite.

Marc-André Ouellette estime aussi qu’un certain allègement de la tâche du député avec la présence d’un colistier pourrait favoriser un meilleur équilibre travail-famille et un plus grand nombre de candidatures.

De ses discussions avec les citoyens, il ressort que la façon de faire de la politique constitue la racine du problème. “L’alternative, c’est de revoir cette façon de faire et c’est ce que nous proposons. Il faut changer les règles du jeu, valoriser le rôle du député, faire en sorte qu’il soit mieux outillé et le rendre imputable”, exprime Marc-André Ouellette.

Les représentants de Québec innovant, rappelle-t-il, ne sont pas les premiers à tenir pareil discours. “En 2011 est paru Le manifeste pour une nouvelle culture politique. Il était question de revoir le rôle des élus, les rendre plus efficaces et plus près des citoyens. Si un parti en place avait adhéré à une telle philosophie, la fondation de notre formation politique n’aurait pas été nécessaire. On se serait joint à eux”, assure le cofondateur de Québec innovant qui compte bien s’y prendre à l’avance pour préparer les élections générales de l’automne 2026.

“Nous souhaitons présenter des candidats dans certaines circonscriptions. C’est le but”, conclut-il.