Québec innovant cherche un candidat dans Arthabaska

Devenu officiellement un parti en avril 2024, Québec innovant travaille à dénicher une candidature en vue de l’élection partielle à venir dans la circonscription d’Arthabaska.

Le parti prône, par diverses réformes, le renouvellement du modèle politique québécois et l’amélioration de la façon de faire de la politique.

Des citoyens engagés depuis plusieurs années dans différents mouvements et associations, qui ont aussi écrit des ouvrages sur les enjeux sociopolitiques, ont fondé cette nouvelle formation politique.

“Nous en sommes venus à nous demander : reste-t-on dans un mouvement, écrit-on d’autres ouvrages ou est-ce qu’on prend un risque? On a donc décidé de créer un parti avec un angle d’approche complètement différent. On n’est pas là pour dénigrer les élus, mais le système politique fait défaut. On veut attirer des talents et avoir moins d’élus avec de gros égos et des gens incompétents”, fait valoir le cofondateur et porte-parole intérimaire de Québec innovant, Marc-André Ouellette.

Le nouveau parti favorise une meilleure collaboration entre les parlementaires, les spécialistes et la population. Il plaide pour solliciter et intégrer l’avis des spécialistes de chaque domaine, impliquer activement la population et collaborer avec d’autres formations politiques en vue de solutions efficaces.

“Nous voulons une saine compétition d’arguments et une meilleure collaboration entre les partis et les autres acteurs de la société. Nous misons sur une approche rigoureuse pour mettre de l’avant des propositions documentées, applicables et contre-vérifiées”, indique le porte-parole.

Québec innovant propose différentes réformes. “Des réformes pour rapprocher les citoyens des élus d’une manière constructive, mais aussi des experts. On veut secouer l’arbre, on a plein de réformes”, souligne Marc-André Ouellette, citant en exemple la réforme du mode de scrutin.

Le parti soulève aussi la notion de député suppléant, une fonction qui pourrait être créée, comme cela se voit notamment en Suède et en Suisse.

Québec innovant suggère également la tenue d’assemblées de comté obligatoires, quatre fois l’an. “Une reddition de compte qui permet d’éliminer les promesses en l’air”, estime Marc-André Ouellette.

La mise en place de commissions transpartisanes et la nécessité d’assurer une transition plus fluide des dossiers entre un élu sortant et son successeur font aussi partie des préoccupations de Québec innovant.

Arthabaska

Québec innovant souhaite pouvoir présenter une candidature à l’élection partielle dans Arthabaska.  “L’idéal, c’est d’avoir un candidat ou une candidate de la place, c’est ce qu’on veut. On a quelques contacts qui connaissent des gens dans la circonscription. Mais il nous faut, précise le porte-parole, quelqu’un qui cadre avec nos valeurs, notre vision. Un candidat qui n’est pas campé dans une idéologie gauche droite, une personne ouverte d’esprit. Il faut savoir trouver l’équilibre entre efficacité économique et justice sociale. Ça prend quelqu’un qui a des convictions, capable de se faire contredire, qui fait preuve d’empathie et d’une fermeté en même temps.”

Québec innovant ne tient pas à présenter un candidat à tout prix. Le parti espère trouver la bonne personne. “On a mis une couple de lignes à l’eau et on verra”, fait savoir Marc-André Ouellette.

Si ce n’est pas cette fois-ci, ce sera pour les élections générales d’octobre 2026.

En vue de ces élections provinciales, Québec innovant demeure réaliste. Le parti sait fort bien qu’il ne pourra présenter un candidat dans chacune des 125 circonscriptions.

“Notre objectif, confie le porte-parole, c’est d’avoir suffisamment de candidats pour influencer la culture politique, pour influencer positivement, pousser des réformes constructives permettant aux élus d’être mieux outillés.”

Pour le moment, personne n’assume la chefferie du parti. En fait, la formation fonctionne avec un ou une porte-parole. On souhaite trouver le porte-parole officiel idéalement à la fin 2025 ou au début de l’année 2026.