Pour la protection des arbres et des boisés
Cofondatrice du Collectif écocitoyen d’Arthabaska et de L’Érable, mais surtout une fidèle des séances du conseil municipal de Victoriaville, Silvie Lemelin a profité de la rencontre de juillet pour exprimer aux élus la grogne et l’indignation de membres de l’organisation concernant le déboisement de certains secteurs de la municipalité.
Elle a notamment exposé le déboisement du secteur de la rue Saint-Philippe pour la construction d’une soixantaine de logements, celui de l’école secondaire Le boisé (qu’elle ne souhaite pas devenir l’école Déboisé) pour l’agrandissement de la piscine Édouard-Dubord, derrière le centre commercial la Grande Place des Bois-Francs, ainsi que dans le Colonial.
Elle a demandé au maire Vincent Bourassa si la Ville avait quelque chose dans ses cartons pour protéger les arbres et les boisés restants. Elle a rappelé que la Ville avait reculé sur sa taxe de la canopée (taxes des arbres), avec justesse a-t-elle précisé en raison d’un règlement mal ficelé, mais elle se questionnait si une autre mesure était envisagée.
Le maire a avancé que la Ville n’avait rien prévu à cet effet, tout en précisant que des mécanismes étaient déjà en place pour notamment encadrer les promoteurs qui doivent respecter plusieurs conditions dans les différentes étapes de leurs projets. Le reboisement figure parmi les conditions.
Vincent Bourassa se dit personnellement sensible à la protection des arbres et il soutient que la Ville fait tout en son possible pour limiter la coupe de ceux-ci, entre autres, lors de projets immobiliers.
Ces derniers, a-t-il pris soin d’ajouter, s’avèrent nécessaires en cette période où Victoriaville vit une pénurie de logements historique. “Nous sommes en mode rattrapage au niveau du logement. Il faut assurer un toit aux gens, notamment des appartements abordables.”
Le directeur général, Me Yves Arcand, a renchéri en affirmant que la Ville priorise encore et toujours l’approche 3-30-300 et qu’elle maintient son objectif d’atteindre une canopée de 30% sur son territoire.
Dans cette optique, plusieurs actions ont été prises et de nombreux partenariats ont été développés, notamment avec Nature-Avenir et Nature-Action Québec. Des milieux naturels de la ville sont ainsi protégés à perpétuité.
