Menace de grève chez Citadelle : la durée du nouveau contrat de travail au cœur du litige

Le Syndicat des Métallos, représentant les employés de la Coopérative Citadelle de Plessisville, a récemment soulevé la difficulté de s’entendre avec l’employeur quant au renouvellement de la convention collective. La centaine de travailleurs et travailleuses, qui embouteille du sirop d’érable pour plusieurs producteurs, a rejeté dans une proportion de 85% les récentes offres de l’employeur. Les employés se sont également dotés d’un mandat de grève générale illimitée à déclencher au moment jugé opportun.

Le principal point de mésentente entre les deux parties est, selon le représentant syndical des Métallos Dany Maltais, la durée espérée de la nouvelle convention collective.

“À la suite d’une récente rencontre avec les travailleurs, nous avons lancé un mandat de grève répondant à l’offre finale de la part de l’employeur. En assemblée, les travailleurs ont dit qu’il manquait des éléments importants au niveau monétaire. Les besoins des membres sont criants, alors l’employeur souhaite quand même travailler le salaire de base pour être plus attractif et nous sommes en accord avec ça”, a d’abord avancé Dany Maltais.

En plus de revendiquer de meilleures conditions de travail et un meilleur climat de travail, le syndicat des employés de la Coopérative de sirop d’érable souhaite que le nouveau contrat de travail soit d’une durée de trois ans, alors que l’employeur préfèrerait une entente de cinq ans.

Rappelons que le contrat de la dernière convention collective a pris fin le 31 décembre 2024. “C’est un élément majeur. L’employeur aimerait un contrat à long terme. Nous, nous sommes davantage dans un contrat à court terme”, a insisté le représentant syndical.

Les représentants des employés de Citadelle ont également exprimé un enjeu salarial. Présentement, le salaire horaire de la majorité des employés (classe 1) est de 20,79 $. “L’employeur est conscient qu’il y a des progrès à faire pour ce qui est de l’attractivité, mais ce n’est pas la source première du litige. C’est davantage sur la durée du contrat de travail qu’on ne s’entend pas”, a répété M. Maltais.

La récente journée de négociations a aussi permis aux deux parties de prendre un pas de recul. “J’estime que cette journée a été profitable pour les deux parties. Nous sommes arrivés à la conclusion qu’il serait mieux de prendre du temps pour laisser retomber la poussière. Nous offrirons une autre chance le 11 mars avant de prendre nos démarches respectives. Nous aimerions ne pas nous rendre là”, a souligné le représentant syndical des Métallos.

Le 11 mars sera l’ultime rencontre de négociations entre Citadelle et ses employés. “Ce sera l’occasion de dénouer l’impasse, a poursuivi Dany Maltais. Les deux parties avaient beaucoup de demandes. Nous n’arrivions pas à nous entendre, alors nous avons fait appel à la conciliation. Nous étions complètement à l’opposé l’un de l’autre par rapport aux nouveaux gains que nous souhaitions versus ceux de l’employeur”, a conclu M. Maltais.